Cinquante ans après sa création, on peut enfin lire en français Aux filles de couleur qui ont déjà pensé au suicide / quand l’arc-en-ciel est sufizan de Ntozake Shange. C'est avec un grand bonheur que l'on découvre un texte majeur porté par un souffle poétique puissant.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Désastre obscur
Avec La chambre de Vilhelm, Tove Ditlevsen, l'autrice de la Trilogie de Copenhague, poursuit sous une forme romanesque irréelle et fracturée le récit de son existence. Une expérience de lecture déroutante et fascinante.
Le désespoir de la saison des glaces
Dehors, c'est le printemps nous fait découvrir l'œuvre d'Ásta Sigurdardóttir, disparue en 1971. Lumineux et hallucinatoires, ses textes évoquent sa vie précaire et marginalisée et imposent une voix féministe majeure.
Disparaître pour se retrouver
Dans son roman L'art de disparaître, Maria Stepanova interroge son identité russe et se met en quête d’elle-même. Elle nous fait assister à un questionnement profond, une lutte entre le silence et le verbe, une tension entre disparaître et exister.
Médée rédimée à Aztlán
Mexico Médée est un récit choral en six nouvelles entrelacées de l'écrivaine et activiste Dahlia de la Cerda. Une tragédie contemporaine dans un Mexique mythique où résonnent les voix des mères en quête de leurs enfants victimes du narcotrafic.
En bref : face à l’enfance, à la mort, ou pour ne pas oublier
Notre chronique « En bref » s'arrête sur les œuvres de Daniel Oppenheim (sur Beckett), Dario Voltolini, Élisa Mignot, Constantin Sigov, Kadya Molodowsky et Marc Sagnol (sur Claude Lanzmann).
Femmes de la Série noire : retour sur scène
Les quatre-vingts ans de la Série noire ont été l'occasion de rééditer certaines de ses premières autrices : Gertrude Walker, Marty Holland, Dolores Hitchens. Et de faire paraître une étude intéressante sur les femmes publiées par la collection.
Hebel, citoyen du monde et ami de la maison
L'écrivain de langue allemande Johann Peter Hebel (1760-1826) est peu connu en France et partout oublié. La nouvelle édition de ses Historiettes contribuera à restaurer son prestige, qui fut immense.
« C’est quand la maison est finie que la mort s’installe »
Le succès des Buddenbrook de Thomas Mann ne se dément pas. La nouvelle traduction d'Olivier Le Lay apporte à ce roman monumental une indéniable fraîcheur.
Quand Zweig écrivait en français
« Je ne me suis jamais senti un étranger en France », anthologie de 420 lettres sous toutes les formes de la correspondance moderne, adressées par Stefan Zweig à des Français, constitue un magnifique travail.
Mémoire fleuve
Testament littéraire de Vitaliano Trevisan (1960-2022),Works questionne le travail sous tous ses aspects. Sa faconde inépuisable en fait une sorte de Recherche du temps perdu de l'Italie berlusconienne.
De neige, de lumière et de sang
Dans La solitude de Lydia Erneman, la langue intensément poétique du Norvégien Rune Christiansen raconte les vivants, les épreuves et les émerveillements qui peuplent le monde d’une jeune vétérinaire.
