Testament littéraire de Vitaliano Trevisan (1960-2022),Works questionne le travail sous tous ses aspects. Sa faconde inépuisable en fait une sorte de Recherche du temps perdu de l'Italie berlusconienne.
Littérature
Les odeurs d’un été
Avec Un abri pour Lampedusa, Elsa Régis propose une méditation sur la solidarité, l’empathie et la mémoire. Un premier roman d'autant plus précieux que l'hécatombe en Méditerranée se poursuit dans l'indifférence générale.
De neige, de lumière et de sang
Dans La solitude de Lydia Erneman, la langue intensément poétique du Norvégien Rune Christiansen raconte les vivants, les épreuves et les émerveillements qui peuplent le monde d’une jeune vétérinaire.
Faire son trou
Difficile de se défaire du milieu auquel on appartient, surtout quand on l'aime. C'est ce que transmet le très beau premier roman de Salomé Botella, Pas si tant, dans une prose poétique grisante et sensible.
Hamlet toujours recommencé
Les fantômes de Hamlet n'ont pas cessé de nous hanter. En témoignent un film de Chloé Zhao, une mise en scène d'Ivo Van Hove et une nouvelle traduction du drame de Shakespeare par Frédéric Boyer.
« À l’écoute des fureurs du continent » : entretien avec Bernard Magnier
Homme de rencontres, Bernard Magnier publie une nouvelle édition de son anthologie Poésie d'Afrique au sud du Sahara. Pourquoi et comment entendre les voix qu'on y découvre ? Un plaidoyer pour la diversité tous azimuts.
Destruction d’une famille
L'anniversaire d'Andrea Bajani semble écrit pour une époque qui interroge l'intime et les structures de nos existences. Avec une froideur implacable, le romancier italien explore le fonctionnement impitoyable d’une famille. Impressionnant.
M. Fox, Gros Nounours et M. Langue
Dans Fox, Joyce Carol Oates nous plonge dans la tête d'un pédocriminel. Un livre ample qui, s'il dérange profondément, rappelle que la littérature peut explorer avec obstination la psyché humaine.
Adieu Matara
Conjuguant Plutarque, La guerre des boutons et Cormac McCarthy, Matara du Finlandais Matias Riikonen s'impose comme un classique immédiat. Un récit d'une justesse et d'une intensité rares sur l'adolescence, la nature et la violence.
Le bonheur de l’adieu
On retrouve dans Il n'y a pas de place pour la mort la plupart des thèmes qui obsèdent Pascal Quignard. Mais on a l'impression étonnante d'y redécouvrir une voix. C'est un texte qui obéit à un resserrement qui les pare d’un éclat, d’une force nouvelle.
Pieds de nez à la société
Je suis une idiote de t'aimer de Camila Sosa Villada confirme le succès mérité des Vilaines. Avec audace et provocation, ces nouvelles expriment le courage d'une résistance et font un sacré pied de nez à une société odieuse et répressive.
Entre ciel, vent et bitume
Avec Tah l'époque, Oliver Lovrenski, dix-neuf ans, bouscule la littérature norvégienne. Brutal et radical, son livre raconte la vie des migrants et impose une langue d'une invention frappante qui interpelle.
