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Journal de la littérature, des idées et des arts 26/08 – 08/09 2026

En attendant Nadeau

Arthur DreyfusArthur Dreyfus © Hélène Bamberger/P.O.L

Se détruire, dit-il

Rentrée littéraire 2026 – Le projet d’Arthur Dreyfus dans La punition est très stimulant : réaliser le travail d’archivage de soi le plus minutieux possible. Mais cette performance ne s’adresse-t-elle pas finalement qu’à l’auteur lui-même ?

Éditorial

Faire expérience

« L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un, c’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive. », écrivait Aldous Huxley. Comment mieux dire certains de nos désarrois ou de nos doutes présents ? Comment mieux dire qu’on doit fabriquer quelque chose du réel, de ce qui s’abat sur nous. Mais comment mieux exprimer aussi comment nous lisons et ce que nous faisons de ce que notre œil découvre ? C’est ainsi que l’acte même de lire oblige à faire, à chaque lecture, l’expérience de la lecture. Qu’à chaque texte se découvre l’expérience d’une forme qui redispose le monde et les idées.

Sommaire

Sylvain Prudhomme
De l’autre côté du lac
par Marc Lebiez
Elsa Jonquet-Kornberg
L’enfouissement
par Jean-Yves Potel
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LECTURE DU JOUR
La rue de Robert Seethaler
« Rue des bobos » (2020) © CC-BY-2.0/Ittmust/Flickr

Il n’y a pas de plage sous les pavés

Rentrée littéraire 2026 – Comme il le montre à nouveau dans La rue, Robert Seethaler aime faire de notre entourage quotidien un véritable protagoniste romanesque, l’arrachant à la banalité pour en extraire la poésie. La force de son écriture tient à son caractère minimaliste autant qu’à sa lucidité.
Exposition Ceija Stojka
Ceija Stojka (1995) © Christa Schnepf

Dans le souvenir des massacrés

Rescapée des camps de la mort où elle fut déportée comme Rom, l’artiste autrichienne Ceija Stojka (1933-2013) a créé environ un millier d’œuvres picturales, qui sont autant d’hommages aux innocents massacrés. Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon lui consacre actuellement une exposition.
Inventaire de ce qu'il reste après que la forêt a brûlé Michele Ruol
« Approaching Thunderstorm », Gustav Klimt (1903) © CC0/Wikicommons

Inventaire d’un deuil

Rentrée littéraire 2026 – Avec Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé, l’écrivain italien Michele Ruol signe son premier roman. De façon émouvante, il parvient à raconter un terrible drame familial par un biais qui permet de le mettre à distance.
Infernus Iohannes, Débrouille-toi avec ton violeur Antoine Volodine En attendant Nadeau
Antoine Volodine © Jean-Luc Bertini

« Va savoir » : entretien avec Antoine Volodine

Rentrée littéraire 2026 – Antoine Volodine couronne son œuvre en publiant simultanément onze livres sous la signature d’Infernus Iohannes. Dans un grand entretien, il a répondu à nos questions collectives sur cette « performance éditoriale » hors du commun et sur son œuvre en général.
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Infernus Iohannes
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

« Retour au goudron » en dix lectures, lecture onze (1/2)

Rentrée littéraire 2026 – Antoine Volodine, alias Infernus Iohannes, nous offre simultanément onze livres. Il réussit le tour de force de ne pas se répéter. Premier volet des onze lectures de cette œuvre au noir hantée par l’idée de la fin et le comique de l’absurde.
Antoine Volodine
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

« Retour au goudron » en dix lectures, lecture onze (2/2)

Rentrée littéraire 2026 – Suite et fin des recensions des livres d’Antoine Volodine, alias Infernus Iohannes, tirés du projet Retour au goudron. Onze variations tragiques et jubilatoires sur une humanité aussi insane que poignante.
Infernus Iohannes Antoine Volodine
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

Hendécalogie des confins

Rentrée littéraire 2026 – L’œuvre absolument singulière d’Antoine Volodine représente la narration elle-même, l’invention du récit que nous faisons du monde. Les onze opus terminaux issus de Retour au goudron et signés Infernus Iohannes affirment paradoxalement, d’histoire en histoire, une œuvre sans fin.
Portrait © Anna D’Elia

Traduire le post-exotisme : entretien avec Anna D’Elia

Rentrée littéraire 2026 – Anna D’Elia a traduit vers l’italien sept livres signés Antoine Volodine. Elle revient sur les enjeux de traduction de « l’édifice post-exotique » et sur sa réception en Italie.
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ARCHIVES
Antoine Volodine Vivre dans le feu
Midsummer (Lappeenranta, Finlande) © CC-BY-SA-3.0/Petritap/WikiCommons

L’univers post-exotique

Alors que nous découvrons et explorons l’extraordinaire performance éditoriale que propose Antoine Volodine avec la parution de pas moins de 11 textes, EaN vous invite à replonger dans les articles que notre équipe a consacrés au fil des années à une œuvre majeure de notre époque.


Péter Nádas, né en 1942 à Budapest, vient de mourir. Avec des livres comme Livre des mémoires et Histoires parallèles, il s’est véritablement imposé comme l’un des grands écrivains européens contemporains. La diversité, l’ampleur et l’audace de son œuvre n’a cessé de surprendre les lecteurs qui, de livre en livre, ont été comme saisis de vertige. Nous republions nos lectures d’Almanach et de son gigantesque texte autobiographique sous-titré Souvenirs de la vie d’un narrateur. 


Péter Nádas, Almanach
Peter Nadas © Gaspar Stekovics

Repousser la nuit

Écrit juste après son célèbre Livre des mémoires à la fin des années 80, Almanach impose Péter Nádas comme l’un des auteurs majeurs de notre temps. Un texte d’une densité fascinante qui confronte intime et histoire collective avec une rare acuité.

Péter Nádas, Ce qui luit dans les ténèbres, Souvenirs de la vie d’un narrateur
Les ruines calcinées du château de Buda surplombant le pont des Chaînes détruit (1945) © CC BY-SA 3.0/Kurutz Márton/WikiCommons

Une descente dans le Maelstrom

Ce qui luit dans les ténèbres de Péter Nádas est un livre autobiographique énorme qui ne ressemble à aucun autre. Drôle, féroce, virtuose, éprouvant et humain, il emporte dans un vertige absolu.


L'enfouissement d'Elsa Jonquet-Kornberg
« Still Life with Four Dead », Elias Vonck (1640-1652) © CC0/Rijksmuseum

L’amour enfoui

Rentrée littéraire 2026 – Le nouveau roman d’Elsa Jonquet-Kornberg dissimule des secrets d’amour, tandis que la nature d’une vallée montagneuse est menacée par l’enfouissement de déchets nucléaires. Son écriture est sensible et minutieuse, captivante et poétique.
De l'autre côté du lac Sylvain Prudhomme
Sylvain Prudhomme © Mathieu Zazzo

Une quête

Rentrée littéraire 2026 – Dans De l’autre côté du lac, passionnant roman de Sylvain Prudhomme, une photographe cherche à voir dans la montagne ce qui échappe aux regards ordinaires. Parallèlement, le narrateur enquête sur celle qu’il n’a fait que croiser avant qu’elle disparaisse.