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Journal de la littérature, des idées et des arts 09/09 2026 – 22/09 2026
En attendant Nadeau
Quelques bribes d’un monde
Rentrée Littéraire 2026 – Dans Rien à voir, Gaëlle Obiégly revendique une audace et une inventivité qui bouleversent la fiction et renouvelle de façon magistrale l’art du roman. Entre essai autobiographique et fiction, son livre constitue une double performance littéraire et artistique. À ne surtout pas manquer !
par Anna-Livia Marchaison
| Littérature française
Éditorial
L’horizon et le geste
Cette rentrée montre que la littérature peut embrasser de vastes perspectives, sans se limiter à la représentation d’une intimité repliée sur elle-même et ses territoires de proximité. Paradoxalement, cela peut passer par la représentation romanesque de cellules closes sur elles-mêmes afin de les disloquer. Ainsi, Anne Godard décrit, grâce à l’usage original du « on », un groupe familial privilégié et la nécessité d’en sortir. Dans un contexte social assez proche, Louise Chennevière raconte les maltraitances que lui a fait subir sa mère.
Sommaire
Ibtisam Azem
Le livre de la disparition
par Sonia Dayan-Herzbrun
Le livre de la disparition
par Sonia Dayan-Herzbrun
Hoda Barakat
Hind ou la plus belle femme du monde
par Faris Lounis
Hind ou la plus belle femme du monde
par Faris Lounis
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Sculpter une vie d’artiste
Rentrée Littéraire 2026 – Après avoir raconté la vie du cinéaste Sergio Cabrera, Juan Gabriel Vásquez se plonge dans celle de la sculptrice colombienne Feliza Bursztyn. Les noms de Feliza poursuit une entreprise d’écriture biographique d’une grande ambition.
par Florence Olivier
| Littérature étrangère
Les musées face aux enjeux environnementaux
Quatre-vingts professionnels des musées témoignent dans Musée et écologie de ce qui se fait à leur échelle en matière d’écologie. Adeptes de nouvelles orientations et de nouvelles pratiques, ils partent à la recherche d’une écosophie plus que nécessaire.
par Ingrid Merckx
| Arts plastiques, Ecologie
L’une et l’autre
Rentrée Littéraire 2026 – D’une année partagée avec Irène Gérard, femme « neuroatypique » qui a peint des centaines de toiles sans titre ni signature, Joy Sorman tire un récit qui oscille entre la fascination et l’empathie. Deux présences côte à côte, une manière subtile de raconter l’autre et de penser le geste artistique.
par Roger-Yves Roche
| Arts plastiques, Littérature française
Vénus de la Butte
Rentrée Littéraire 2026 – Dans Suzanne Valadon l’insoumise, Agnès Clancier montre comment une femme longtemps enfermée dans la position d’objet finit par imposer sa propre vision du monde. Sa peinture ne représente plus un corps offert au regard masculin, mais un corps habité de l’intérieur.
par Grégory Rateau
| Arts plastiques, Littérature française
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Troie, un mauvais départ ?
Rentrée Littéraire 2026 – Avec La guerre éternelle, Olivier Rolin interroge notre rapport à l’Iliade, plaçant le texte d’Homère en miroir des guerres de destruction modernes. Une superbe méditation sur l’Histoire et la littérature épique.
par Sébastien Omont
| Littérature française
Le grand retour
Georges-Arthur Goldschmidt, qui a vécu la montée du nazisme en Allemagne dans les années 1930, exprime ce qu’il ressent après la victoire en Saxe-Anhalt d’un parti qui s’en réclame.
par Georges-Arthur Goldschmidt
| Politique
La dictature des pronoms
Rentrée littéraire 2026 – Nous aussi d’Anne Godard s’impose comme l’un des textes importants de cette rentrée. Elle y invente une forme pour raconter l’histoire d’un sujet privé de sa singularité et de ses relations aux autres. Un roman frappant sur les violences obstinément tues et qui invente un discours collectif possible.
par Yaël Pachet
| Littérature française
L’hiver des patriarches
Rentrée littéraire 2026 – Dans Nos vies sauvages, Hemley Boum revisite quarante années du passé récent du Cameroun avec autant de sensibilité que d’intelligence. Un roman très maîtrisé qui nous rappelle que l’amour peut conjurer le désespoir.
par Catherine Mazauric
| Littérature française
Précis de littérature
Rentrée littéraire 2026 – Rares sont les livres qui nous apprennent à lire avec la force et la singularité dont fait preuve Célia Houdart dans Notre-dame-des-Anges. Avec virtuosité et délicatesse, elle interroge la nature du romanesque, de la langue et ouvre à de belles lectures.
par Valentin Hiegel
| Littérature française
Embrasser le monde
Avec Pourquoi comprenons-nous le monde ?, le sociologue Bernard Lahire signe un ouvrage ambitieux, riche et stimulant. Bref, condensé, il ouvre à des réflexions qui semblent urgentes.
par Thibault Le Texier
| Sociologie
Dystopie éducative
Rentrée littéraire 2026 – Ce qui se joue, de Caroline Hinault, est un roman d’une créativité littéraire remarquable. Une œuvre dystopique ample, éclatée et virtuose qui dresse un bilan inquiétant de l’enseignement aujourd’hui.
par Aymen Gharbi
| Littérature française
« Une histoire à hauteur de délire »
À en perdre la raison constitue un apport majeur et inédit à l’histoire de la psychiatrie du XXe siècle. Mais Raphaël Gallien y propose aussi une réflexion stimulante sur l’histoire de Madagascar et les subjectivités en situation coloniale.
par Philippe Artières
| Histoire
Rénover le syndicalisme
Éloge du syndicalisme au quotidien revient sur les mesures qui ont affecté le droit du travail depuis une dizaine d’années. Sous forme d’abécédaire, ses auteurs y envisagent avec beaucoup de pertinence les pratiques syndicales qui peuvent faire face à ces attaques.
par Danielle Tartakowsky
| Histoire, Politique
