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Journal de la littérature, des idées et des arts 09/09 2026 – 22/09 2026
En attendant Nadeau
Précis de littérature
Rentrée littéraire 2026 – Rares sont les livres qui nous apprennent à lire avec la force et la singularité dont fait preuve Célia Houdart dans Notre-dame-des-Anges. Avec virtuosité et délicatesse, elle interroge la nature du romanesque, de la langue et ouvre à de belles lectures.
par Valentin Hiegel
| Littérature française
Éditorial
L’horizon et le geste
Cette rentrée montre que la littérature peut embrasser de vastes perspectives, sans se limiter à la représentation d’une intimité repliée sur elle-même et ses territoires de proximité. Paradoxalement, cela peut passer par la représentation romanesque de cellules closes sur elles-mêmes afin de les disloquer. Ainsi, Anne Godard décrit, grâce à l’usage original du « on », un groupe familial privilégié et la nécessité d’en sortir.
Sommaire
Ibtisam Azem
Le livre de la disparition
par Sonia Dayan-Herzbrun
Le livre de la disparition
par Sonia Dayan-Herzbrun
Hoda Barakat
Hind ou la plus belle femme du monde
par Faris Lounis
Hind ou la plus belle femme du monde
par Faris Lounis
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LECTURE DU JOUR
Embrasser le monde
Avec Pourquoi comprenons-nous le monde ?, le sociologue Bernard Lahire signe un ouvrage ambitieux, riche et stimulant. Bref, condensé, il ouvre à des réflexions qui semblent urgentes.
par Thibault Le Texier
| Sociologie
La mémoire d’un peuple méconnu du Pacifique
Rentrée littéraire 2026 – Les récits entrecroisés du Chant des Rēkohu font découvrir la complexité de l’histoire de la Nouvelle-Zélande et des Moriori. Une enquête familiale et une recherche des origines bouleversantes.
par Sophie Ehrsam
| Littérature étrangère
Le droit d’aimer moins
Rentrée littéraire 2026 – Louise Chennevière revient avec Faire la peau, un livre qui traite des relations compliquées et violentes entre mères et filles. Plus personnel que le frappant Pour Britney, ce livre peine à trouver l’équilibre entre récit et analyse.
par Maya Ouabadi
| Littérature française
La dictature des pronoms
Rentrée littéraire 2026 – Nous aussi d’Anne Godard s’impose comme l’un des textes importants de cette rentrée. Elle y invente une forme pour raconter l’histoire d’un sujet privé de sa singularité et de ses relations aux autres. Un roman frappant sur les violences obstinément tues et qui invente un discours collectif possible.
par Yaël Pachet
| Littérature française
L’hiver des patriarches
Rentrée littéraire 2026 – Dans Nos vies sauvages, Hemley Boum revisite quarante années du passé récent du Cameroun avec autant de sensibilité que d’intelligence. Un roman très maîtrisé qui nous rappelle que l’amour peut conjurer le désespoir.
par Catherine Mazauric
| Littérature française
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L’hiver des patriarches
Rentrée littéraire 2026 – Dans Nos vies sauvages, Hemley Boum revisite quarante années du passé récent du Cameroun avec autant de sensibilité que d’intelligence. Un roman très maîtrisé qui nous rappelle que l’amour peut conjurer le désespoir.
par Catherine Mazauric
| Littérature française
« Une histoire à hauteur de délire »
À en perdre la raison constitue un apport majeur et inédit à l’histoire de la psychiatrie du XXe siècle. Mais Raphaël Gallien y propose aussi une réflexion stimulante sur l’histoire de Madagascar et les subjectivités en situation coloniale.
par Philippe Artières
| Histoire
Héritages coloniaux
Le nouveau livre d’Emmanuelle Saada constitue une somme indispensable pour qui s’intéresse à l’histoire des colonisations. Il permet également de mieux comprendre les fortes empreintes coloniales dans nos sociétés contemporaines.
par Françoise Blum
| Histoire
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On écrit des choses pour ne plus les penser
Rentrée littéraire 2026 – On retrouve dans Darya & Dounya toutes les qualités du style et l’inventivité de Diaty Diallo. Comme si ce nouveau roman inventif amplifiait Deux secondes d’air qui brûle qui nous avait impressionnés.
par Paul Bernard-Nouraud
| Littérature française
L’impossible retour au pays natal
Rentrée littéraire 2026 – Avec Hind ou la plus belle femme du monde, l’écrivaine libanaise Hoda Barakat raconte le naufrage d’un monde. Un roman puissant sur la fin des espérances démocratiques et laïques à l’heure de l’intégrisme religieux et du despotisme.
par Faris Lounis
| Littérature étrangère
« Les histoires normales ne nous ressemblent pas »
Rentrée littéraire 2026 – Le livre de la disparition, roman dystopique d’Ibtisam Azem, repose sur la fiction de la disparition soudaine de tous les Palestiniens vivant en Israël. Un livre qui touche au plus vif de notre présent et à une mémoire fissurée.
par Sonia Dayan-Herzbrun
| Littérature étrangère
