En 1951, Baldwin va séjourner dans un village suisse où aucun habitant n’a jamais vu de Noir. En 2014, Teju Cole se rend à nouveau dans ce village. Soixante ans séparent les deux textes, les choses ont changé mais la réflexion sur le racisme peut être renouvelée.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Au cœur de la Première Guerre mondiale
Adolf Reisiger est parti à la Première Guerre mondiale « dans l’enthousiasme, puis par sentiment de devoir, puis en serrant les dents puis dans le désespoir, jusqu’à ce qu’on me décore de la croix de fer avant de me coller dans un asile ». La traduction de L’ordre du jour d’Edlef Köppen est rééditée.
Complainte pour un fleuve blessé
Vers la mère, le remarquable premier roman de Lorena Salazar, entremêle une intrigue intimiste à l’évocation des traumatismes d’un pays, en s’inscrivant dans une longue tradition de récits américains.
Los Angeles Parano
Bret Easton Ellis revient au roman avec Les éclats, dans lequel il revisite l’année 1981 et la bande de lycéens hyper-privilégiés des collines d’Hollywood dont il avait fait les personnages de son tout premier livre, Moins que zéro.
Scribo, scribis, scribit, scribimus, scribitis, scribunt
Caisse 19 de Claire-Louise Bennett et Les perfections de Vincenzo Latronico sont traduits chez Scribes, une nouvelle collection de Gallimard qui adopte le rythme lent de l’édition indépendante pour présenter des « gestes d’écriture singuliers ».
Destins de Vassili Grossman
Calmann-Lévy remet en lumière l’œuvre de Vassili Grossman. En même temps qu’une réédition de Vie et Destin et Tout passe, on peut lire l’édition par Antony Beevor des Carnets de guerre et découvrir en français Souvenirs et Correspondance, ainsi qu’une nouvelle traduction de Pour une juste cause.
Natures mortes ou vives, intérieur jour
Amsterdam, 8 janvier 1705. Thea Brandt s’apprête à faire ses débuts dans le monde à l’occasion du bal de l’Épiphanie. La maison dorée est la suite de Miniaturiste, premier roman de Jessie Burton au succès planétaire, et son autrice y demeure une superbe conteuse.
Les lilas ne fleuriront plus
Avec Lilas noir, Reinhard Kaiser-Mühlecker clôt l’histoire de la famille Goldberger entamée avec Lilas rouge. Un roman à la fois très actuel et héritier d’une tradition.
Entretien avec John Waters
Pendant près de 40 ans, il a été l’une des icônes du cinéma alternatif américain. EaN a pu interviewer John Waters, dont paraît en français le premier roman, écrit dans le même esprit trash et déjanté qui animait ses films.
Combattantes de l’avenir
Le premier roman pour adultes de Claire Garand et la trilogie Molly Southbourne de Tade Thompson renouvellent des thèmes traditionnels pour nous entraîner sur des chemins de traverse.
Dire le vrai plutôt que le beau
Le narrateur du Livre de l’Una est un ancien combattant de la guerre de Bosnie. Plongeant dans son passé, il remonte jusqu’aux rives de l’Una où il a passé son enfance. Le roman de Faruk Šehić offre un flot verbal onirique et promeut un réalisme saisissant.
Une ferme en Afrique
On peut lire aujourd’hui deux recueils de textes de Llewelyn Powys sur son séjour en Afrique de l’Est, Ébène et ivoire (1923) et Rire noir (1924), réunis en un seul volume.
