Moins connus que le front français, les combats d’Orient de la Première Guerre mondiale furent non moins sanglants. C’est ce que rappelle le premier ouvrage du grec Stratis Myrivilis.
Essais
Sans prétendre tout dire sur un sujet, les essais présentent un point de vue personnel qui peut être original, percutant ou particulièrement profond. En attendant Nadeau en fait la critique en essayant de mettre en avant ceux qui dégagent les grandes tendances du monde actuel.
La marche dans l’histoire
L’historien Antoine de Baecque écrit ici le dernier volet d’un triptyque sur la marche. Il y rassemble, transcrit et complète des émissions qu’il avait faites sur le sujet sur France-Culture.
Sur les femmes, pour les femmes : Elfriede Brüning (1910-2014)
Il faut redécouvrir Elfriede Brüning ! Cette autrice prolixe qui aura publié sous la République de Weimar jusqu'après la Réunification nous rappelle son rôle dans un féminisme singulier à l'Est et lui rendre justice.
Mémoire en noir et blanc
« Il n’y a que pendant les guerres que s’élucubre / la démolition des ilôts insalubres. » Ces vers de Queneau, dans Courir les rues, pourraient servir d’exergue à trois livres récemment parus, qui parlent d’un Paris disparu, ou qu’on s’inquiète de voir disparaître : Une traversée de Paris, d’Éric Hazan, Paris Marais 43 de Patrice Roy, et Paris transformé, d’Isabelle Backouche.
Connaître et apprécier Shakespeare
Il y a à grappiller partout dans ce Dictionnaire amoureux de Shakespeare, signé François Laroque, jamais ennuyeux, et instructif assurément.
La logique du chaos
Le but que s’assigne Alain Joubert dans La clé est sur la porte, consacré au surréalisme, n’est rien moins que la refonte radicale de l’entendement humain en s’appuyant sur l’analogie universelle (« une logique du chaos »), « l’utopie-critique » et l’art du détournement/retournement naguère mis en pratique par Marcel Duchamp.
Voir dans les ténèbres
«Alors que les terres sont contaminées, et ce encore pour des milliers d’années, la nature est d’une beauté stupéfiante, généreuse et mortelle tout à la fois.»
Que veut Chestov ?
En exil à Paris, le philosophe russe Léon Chestov n’a pas laissé «sa droite se dessécher» : il invective les hommes et leur(s) pensée(s). Qui, de nos jours, peut rester à l’abri d’une telle voix ?
Un sinologue élégant
Simon Leys, tel que le présente son biographe, fut amoureux de la Chine, de sa peinture en particulier, de la mer et des livres. Outre le mérite rare d'avoir compris que dans le système communiste, derrière le brouillard de l'idéologie et des slogans, il s'agissait de conquérir le pouvoir et de le garder, il fut un écrivain sobre et élegant.
Le rôle du mythe dans l’histoire
Par sa phénoménologie historique, Hans Blumenberg entreprend une réhabilitation du mythe dans sa temporalité, comme civilisation du mythe, au sens où l’emploie Thomas Mann.
À quoi sert l’enfance ?
« Aimez l’enfance, favorisez ses jeux, ses plaisirs, son aimable instinct » : c’est de cette aimable recommandation de Rousseau que semble s’être inspiré tout au long de sa vie Edouard Claparède (1873-1940), le fondateur de l’Institut Jean-Jacques Rousseau de Genève et un des promoteurs d’une psychologie indépendante des spéculations de la philosophie.
Les matériaux de Proust
La rédaction de la Recherche n’a commencé qu’en 1909. L’écrivain a alors trente-huit ans, il lui reste seulement treize années à vivre. À quoi a-t-il employé les trois quarts de sa vie ? Dans Marcel Proust : Une vie à s’écrire, Jérôme Picon s’emploie à répondre à cette question
