Gabrielle Napoli

Le « nous » qui résiste

Dans Tout ce qui nous était à venir, Jane Sautière se confronte avec une grande énergie à la question de la fin. Question plus qu'actuelle dont l'écrivaine se saisit avec les moyens de la littérature et explore des manières intérieures d'y résister. 

Une clinique et ses secrets

Une simple intervention est le premier roman traduit en français de l'écrivaine suisse Yael Inokai. Un étrange récit au réalisme empreint d’étrangeté qui nous plonge dans une mystérieuse clinique qui applique un « traitement radical pour guérir les troubles psychiques ».

Vingt-cinq ans après

Le nouveau récit de Catherine Safonoff, une fois encore, touche le lecteur en plein cœur. Il invite à réfléchir à la manière dont les relations de pouvoir s’immiscent dans les recoins les plus intimes de chaque existence.

Naître à soi-même

Inachevée, vivante de Pierrine Poget raconte la traversée intérieure d'une femme maltraitée, violentée, qui peu à peu se ressaisit de sa propre existence. Un subjuguant récit porté par une langue sublime qui transmue l'inachèvement en puissance poétique.

Braises de palier

Dans Histoire de l’homme qui ne voulait pas mourir, l'écrivaine suisse Catherine Lovey ausculte l'énigme d'une relation entre deux voisins. Une histoire à la fois extraordinaire et tout à fait ordinaire, racontée à la manière d’un conte et toujours avec les mots justes. 

Contes de fêlures

L'écrivain hongrois György Dragomán se montre aussi juste et original dans ses romans que dans ses nouvelles. Jouant avec le conte, son recueil Chœur des lions bénéficie du talent de la traductrice Joëlle Dufeuilly.

Les « filles de l’Est » ne font pas que passer

Écrivaine, performeuse et cinéaste, Elitza Gueorguieva dynamite les stéréotypes. Elle brosse dans Odyssée des filles de l'Est le portrait de deux jeunes émigrées bulgares à Lyon au début des années 2000. Ne nous  y trompons pas, au-delà du comique, il faut aussi y entendre un récit politique fort, un texte assumé sur l'identité et la domination. 

Prendre la joie au sérieux

Lire l'écrivain québécois Jean-François Beauchemin est un vrai bonheur. Ses deux livres – Le vent léger et Archives de la joie – nous lavent littéralement de la laideur et de la peur, de l’égoïsme et de l’aveuglement. Étonnants, ils font de nous des êtres neufs, prêts à continuer à aimer le monde en y décelant chaque bribe de beauté.

Sándor Márai, la vie qui résiste

Dans le troisième et dernier tome de la traduction en français d’extraits choisis du Journal de Sándor Márai (1900-1989), la vie résiste, persiste et s'impose chaque jour. Un désir et un amour indestructibles y sont sans cesse à l’œuvre : l'épouse de l'auteur est constamment présente, dans les lectures, dans les voyages, dans les déboires du quotidien.

Bourlinguer à Dawson City

La version qui n'intéresse personne, premier roman d'Emmanuelle Pierrot, est à la fois un coup de poing et une caresse. Comment ne pas désespérer lorsqu'on constate que la domination de l'homme sur l'homme s'exerce partout ?

La hantise d’Algérie

Dans Ne réveille pas les enfants, la journaliste Ariane Chemin fait surgir avec justesse les liens souterrains entre le suicide collectif d'une famille en Suisse et l'assassinat de l'écrivain Mouloud Feraoun, quelques jours avant les accords d’Évian.