Avec le cinquième tome du Journal de travail – 1977-1988 de Patrice Chéreau, nous continuons de plonger dans l’univers intérieur d’un grand créateur. Et c’est toujours aussi passionnant ! De Judith Therpauve à Hamlet, nous découvrons, au plus près, dans le pli de ses notes, dans le quotidien de l’artiste, la conception d’un théâtre militant qui s’éprouve et une décennie véritablement charnière.
Arts
Dans notre rubrique Arts, retrouvez tous les articles d’En attendant Nadeau consacré aux arts plastiques, au théâtre, au cinéma, à la musique. Ils traitent de livres sur le sujet, mais aussi d’expositions, de films ou de spectacles à l’affiche. L’été, nous accordons une place particulière au festival d’Avignon.
Mark Rothko : la peinture fait corps avec elle-même
La rétrospective consacrée à Mark Rothko à la Fondation Vuitton présente ses toiles en si grand nombre qu’on pourrait craindre que cette exposition ne les éteigne ou en atténue la puissance. Malgré l'accumulation, quelque chose de sa peinture résiste et le spectateur s'interroge tout autant sur la force de cette peinture que sur ce que signifie la regarder et s'y confronter vraiment.
Un grand soulèvement de matière
La juxtaposition des deux expositions que la BnF consacre en ce moment à la photographie a l'intérêt de nous faire embrasser deux âges esthétiques sans doute moins contradictoires qu'il ne semble : il s'agit, dans l'une et l'autre, de faire apparaître un travail sur la matière.
Fantôme en scène
An Irish Story, le spectacle seule en scène qu'écrit et interprète Kelly Rivière, constitue une performance à tout point de vues. Un fascinant jeu de miroirs sublimé par une interprétation virtuose qui révèle les fantômes d'une vie et explore une existence portée par le théâtre.
Capturer la beauté
Entrer dans l'exposition que consacre actuellement le Jeu de Paume à la photographe britannique Julia Margaret Cameron (1815-1879), c'est entrer dans un autre espace temporel. La scénographie minimaliste parvient à développer, sans prétention aucune et avec une grande précision, cette « captation de la beauté ».
Raoul Walsh, le patron
Dirigé par Mathieu Macheret, l'ouvrage collectif Raoul Walsh en jeux examine les différentes facettes d'un cinéaste qui incarne l’universalité du cinéma américain entre le temps du muet et l’âge d’or hollywoodien.
Lagaffe remet le couvert
La reprise du personnage de Gaston Lagaffe paraissait impossible. Le travail colossal de Delaf interdit de faire porter la polémique sur le plan technique de la réalisation de l'album qui vient de paraître. Le problème vient seulement de quelques planches qui brisent la proximité que le lecteur a pu ressentir avec Gaston et ses amis.
La bête et les vestiges de l’enfance
Le premier épisode de La Bête, chef-d’œuvre du scénariste Zidrou et du dessinateur Frank Pé paru en 2020, se dénoue aujourd’hui. Ce second volet évoque la Belgique neigeuse de 1955, hantée par les fantômes de l’Occupation. Tour de force en deux albums, La Bête est déjà un classique de la bande dessinée contemporaine.
L’œil écoute
De tous les livres récemment publiés sur les oiseaux, Syrinx est certainement le plus étonnant. Les auteurs, Joséphine Michel, une photographe-philosophe, et l’anthropologue Tim Ingold, ont en partage un intérêt pour le son, plus précisément pour les rapports du son et de l’image.
La troisième main de Philip Guston
La publication d'un ensemble de textes du grand peintre américain Philip Guston nous permet de découvrir la personnalité de l'artiste, ses sources, ses obsessions, son affinité avec le monde des poètes, des écrivains et des musiciens, son goût de l’échange et de l’enseignement. Et surtout, le caractère éminemment politique de son art.
Un jour pourtant, un jour viendra
L’exposition « Ce que la Palestine apporte au monde », à l'Institut du monde arabe, montre ce qu'est un musée qui regarde son peuple et porte son regard vers d'autres peuples. Les œuvres laissent rêver au jour où la Palestine pourra se déclarer indépendante depuis son musée national d'art moderne et contemporain.
Andromaque par temps de guerre
Sans recourir à des procédés d'actualisation, le metteur en scène Stéphane Braunschweig parvient à faire entendre des résonances contemporaines dans Andromaque de Jean Racine, cette pièce qui reste dans les mémoires comme celle des amours contrariées.
