Dans La colonie de la Suédoise Annika Norlin ainsi que dans Ombre et fraîcheur du Finlandais Quynh Tran, la forêt apparaît comme un refuge. Ces deux premiers romans montrent comment vivre dans l'ombre, même s'il est bien difficile de s'extraire de la société dominante.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Le monde entier est une femme
Dans E. E., Olga Tokarczuk adopte en apparence les règles romanesques des années précédant la Grande Guerre. Mais c'est pour mieux suggérer le nœud proprement inanalysable où se croisent le conscient et l’inconscient, le vivant et le mort, le visible et l’invisible.
La diététique de Witold
Écrit par Andrzej Wolski et illustré par Wozniak, Moi, Gombrowicz est un magnifique album consacré à la vie et l’œuvre de l'écrivain polonais. Il s'en dégage une leçon d'indépendance et de liberté.
Le moment Weimar
Avec L'ivresse des sommets, consacré à la république de Weimar, Harald Jähner propose un livre inclassable. Une étude écrite à partir des sensations, du vécu et des sentiments, de la politique des corps, du jazz et du charleston, aussi fluide qu'étourdissante d’érudition.
La saga d’une esclave
Dans Nous serons tempête, Jesmyn Ward raconte l’esclavage d’une adolescente dans le Sud américain dans les années 1830. Son roman magnifique, très maîtrisé, l'impose comme l'une des grandes voix afro-américaines d'aujourd'hui.
Descente aux Enfers : entretien avec Jesmyn Ward
Jesmyn Ward explique la genèse de son beau livre Nous serons tempête. Elle revient sur le travail documentaire qui le nourrit, les ambitions qui le portent et la place qu'il occupe dans son parcours de romancière.
Retraduire Spartacus
Réalisée à partir de l'original allemand, la nouvelle traduction du Spartacus d'Arthur Koestler est plus que bienvenue. Brillante, incisive, elle rend superbement justice à un texte majeur des années 1930.
Quand la vie s’en va
Le jardinier et la mort, livre que le grand écrivain bulgare Guéorgui Gospodinov consacre à son père, croise de façon lumineuse la tendresse, la douleur et l'humour.
Les prisons de l’apartheid
En 1963, l'avocat et militant Albie Sachs a été incarcéré durant cinq mois par le régime sud-africain. Son classique et passionnant Journal de prison, document essentiel sur l'apartheid, est enfin traduit en français.
« Les langues pures n’existent pas »
Entretien avec Gabriela Cabezón Cámara qui, avec Les griffes de la forêt, raconte la conquête brutale de l'Amérique. Entrelaçant contemporain et baroque, son roman rend toute leur place aux voix réduites au silence par l'Histoire.
Salutaire sauvagerie
En réécrivant, dans Les griffes de la forêt, la vie de Catalina de Erauso, légendaire « nonne soldat », Gabriela Cabezón Cámara compose un magnifique et malicieux hymne à la vie et à la pensée sauvage.
« Nous sommes tout nus »
Mother Naked, deuxième roman de Glen James Brown, raconte la destruction d'un village dans les années 1430. On y rencontre, entre autres, des chevauchées, des recettes de cuisine médiévale, et quantité de vers de mirliton.
