Avec deux titres du romancier algérien Salah Badis et du tunisien Aymen Daboussi, se lance Khamsa, une nouvelle collection de traductions de fictions arabophones. Occasion de questionner son créateur Sofiane Hadjadj sur les problèmes de traduction au Maghreb et de son rôle d'éditeur.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Drum and bass et flux de conscience
Achevant un triptyque sur l'enfance, Shy, quatrième roman de l'auteur britannique Max Porter, plonge dans le flux de conscience d'un adolescent destructeur et désespéré.
Jon Fosse, l’invisible en roman
On peut regretter que l'attribution du prix Nobel de littérature soit en France la condition nécessaire pour découvrir et traduire un écrivain étranger. La consécration du Norvégien Jon Fosse, qui orchestre dans ses livres un retrait du monde, va sûrement en être une nouvelle illustration.
Entretien avec Dario Diofebi
Steven Sampson a pu s’entretenir avec Dario Diofebi, auteur d’un premier roman Paradise, Nevada, qui raconte les évènements précédant l’incendie d'un casino fictif à Las Vegas. L'occasion de revenir sur des choix d'écriture et de tenter de saisir une époque singulière.
Sans soleil et sans sommeil
Kostis Maloùtas fait du Dernier aujourd'hui un roman original où l'exploration des liens entre le temps et le sommeil finit par nous plonger dans une sorte de rêve éveillé et par nous donner, à partir de notre monde bien connu, un véritable sentiment de l'ailleurs.
Deux récits pour une île
L'histoire d'un amour interdit à l'époque coloniale d'un côté, une fresque familiale de l'autre. Mêlant des mots aborigènes à la langue anglaise, deux autrices australiennes aux styles d'écriture opposés se rejoignent dans leur célébration de la nature et nous transportent.
Tu n’as rien vu à Montevideo
Au cœur du dernier roman d'Enrique Vila-Matas, qu'on pourrait qualifier d'écrivain « au troisième degré », se pose une question intime et décisive : comment continuer à écrire ? Ou plutôt : comment continuer d'écrire la difficulté de continuer à écrire ?
Dans les catacombes du Nigeria
Comme ses œuvres précédentes, le troisième roman de Wole Soyinka, lauréat du prix Nobel de littérature en 1986, ne peut être dissocié des grandes interrogations politiques de notre époque. L'auteur s'y révèle intransigeant, violent et virtuose.
À Vienne, on ne fait pas que valser
Perplexes devant le changement, inquiets de ne pas y trouver leur place, les personnages que Robert Seethaler met en scène dans Le café sans nom frôlent parfois le désespoir. Mais l’envie qu’ils ont de se laisser surprendre jusqu’au bout par le spectacle du monde et de ceux qui l’habitent finit par l’emporter.
Sergio González Rodríguez, chroniqueur et voyant
Qu’est-ce donc qu’un crime atroce ? Dans son dernier livre, Sergio González Rodríguez (1950-2017) dénonce la version officielle du massacre des 43 étudiants qui disparaissaient la nuit du 26 septembre 2014 dans l’État de Guerrero au Mexique. A Iguala, c'est toute l'ignominie du monde contemporain qui se reflète.
Le Questionnaire de Bolaño : Yoko Tawada
En attendant Nadeau poursuit son « Questionnaire de Bolaño », du nom du dernier entretien donné par l'écrivain chilien à la veille de sa mort. Après Enrique Vila-Matas, Jakuta Alikavozic et Pierre Senges, c’est au tour de Yoko Tawada, dont l'œuvre passe de l'allemand au japonais, d'y être invitée.
Les êtres sans contours
The Visitants est un roman polyphonique inspiré d’un voyage de l’auteur aux îles Trobriand, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les années 1950. Randolph Stow y évoque des événements qui mêlent des Australiens blancs et des Papous dans un récit étonnant. Le mot « visitants » du titre peut vouloir dire « visiteurs » aussi bien que « êtres surnaturels » : de quoi intriguer le lecteur !
