Sophie Ehrsam se souvient de La reine Alice, roman de Lydia Flem marqué par l’influence de Lewis Carroll, numéro de funambule qui réconforte.
Dossier
La perte et le bienfait
Marie Étienne évoque Comment j’ai vidé la maison de mes parents de Lydia Flem qui fait partie de ces « livres qu’on garde en soi sans les avoir ouverts ».
Souvenirs floconneux
Le monde en détails de Jean-Loup Rivière, disparu récemment, est un texte hybride, exemplaire du travail mené par La Librairie du XXIe siècle.
Lectures revers
Les livres que publie Maurice Olender, comme Au dos de nos images, de Luc Dardenne, se lisent différemment des autres. Ils désaxent le monde.
Un accident de l’Histoire
Sébastien Omont évoque sa lecture du Roi tué par un cochon de Michel Pastoureau, récit historique fascinant et plein de fantaisie, qui fait du savoir un moyen de rêver.
Un souvenir de La Librairie
Lire Sous la dictée des choses d’Alain Fleischer fait éprouver un plaisir considérable, celui d’une littérature qui parle de soi sans s’abîmer dans le nombrilisme.
L’enquêteur enquêté
Il arrive souvent que l’observateur ne soit pas celui qu’on croit. À partir de son expérience en Nouvelle-Calédonie, l’anthropologue Alban Bensa réfléchit à l’inversion des savoirs.
Svetlana Alexievitch : orchestrer des voix changeantes
Le romancier Arno Bertina se met à l’écoute des textes polyphoniques de Svetlana Alexievitch, qui ont profondément changé les relations entre journalisme et littérature.
Les angles morts de l’enquête
Marie-Jeanne Zenetti, spécialiste des écritures factographiques, s’interroge sur un risque des enquêtes littéraires : réduire l’altérité dont elles prétendent rendre compte.
Une enquête sans fin
L’histoire de la colonne infâme d’Alessandro Manzoni reparaît avec une préface du romancier Éric Vuillard. Pour l’historienne Maïté Boussy, ce livre est l’exemple d’une enquête jamais close.
« Méchant con » est-il un oxymore ?
De Néron à Amin Dada et à Trump, en passant par Trujillo et les Duvalier, la figure du con ubuesque domine l’histoire. Pourtant, il y a bien des imbéciles heureux et gentils, et des méchants intelligents.
Lettre ouverte à la bêtise
Peut-on écrire à la bêtise ? Faut-il, dans cette lettre, la vouvoyer et garder ses distances, ou la tutoyer familièrement ? Est-elle capable de nous entendre ? Sommes-nous capables de la comprendre ?
