Marie Étienne

Inventaire d’un deuil

Rentrée littéraire 2026 - Avec Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé, l'écrivain italien Michele Ruol signe son premier roman. De façon émouvante, il parvient à raconter un terrible drame familial par un biais qui permet de le mettre à distance.

Le livre égaré

On ne possède pas les livres. Ils viennent d’un autre endroit, d’un autre temps et s’en vont ailleurs. Il faut les saisir au passage, comme ici, en poète, on explore la bibliothèque paternelle et l'on plonge dans un ouvrage singulier : Les bâtisseurs de royaumes.

Un duo de poètes-chroniqueurs

Olivier Barbarant et Anne Malaprade inaugurent une collection réunissant des articles critiques sur la poésie. Il en résulte deux ouvrages précieux : Les quatre vents de la poésie et Les mots font toujours des histoires.

Couleurs de la disparition

Notre chronique de poésie "Esquif" s'arrête aujourd'hui sur des œuvres d'Anouchka Vasak, qui enquête sur le bleu du ciel, de François Bordes, qui publie un recueil ludique, efficace et secret, ainsi que sur une très riche anthologie de la défunte revue Java.

Un document-poème

Isabelle Garron a composé le poème tangent, une geste à la suite d’entretiens menés auprès de dix-sept artistes visuelles. Son enquête généreuse, poème épique en vers et prose brisée, a pour but de mieux comprendre ce qui motive leur création.

« Écrire à mort »

Jean-Marie Gleize, poète et écrivain, est mort le 12 mars dernier. Marie Étienne lui rend hommage en rapprochant Le principe de nudité intégrale (1995) de son dernier ouvrage, TRNC.

Le bonheur de l’adieu

On retrouve dans Il n'y a pas de place pour la mort la plupart des thèmes qui obsèdent Pascal Quignard. Mais on a l'impression étonnante d'y redécouvrir une voix. C'est un texte qui obéit à un resserrement qui les pare d’un éclat, d’une force nouvelle.

Corps encombrants

La poésie, nous l'aimons même et surtout quand elle nous demeure en partie obscure. Une expérience forte à faire avec Matière de Dominique Quélen et Épuiser le viol d'Anne Malaprade.

Un fou dostoïevskien

Avec son Journal d’une planète minuscule, Agnès Clerc surprend et impose une écriture et une forme. Inspiré librement de Dostoïevski, ce récit d'un enfermement magnifiquement raconté procure un puissant bonheur de lecture.

Des fous singuliers

Malgré une brièveté frappante, Tête-à-tête de Peter Handke impose une lecture et un rythme. Le grand écrivain autrichien signe un livre énigmatique et original qui témoigne d'une virtuosité poétique remarquable. Complexe, mystérieux, stimulant, il célèbre un verbe vivant.

Un art nourri de destruction

Pot pourri, de Liliane Giraudon, est une sorte de journal, un ensemble de proses elliptiques dont le rêve est le matériau premier. Son style y gagne en force, en concision, en détermination, affirmant une œuvre forte et inimitable.

Le continent inexploré

L'exposition Fragments du rêve ne prétend pas répertorier tous les rêves dans l'art, mais elle dirige son projecteur sur le gouffre effrayant-étonnant d’où ils proviennent et dont on sait si peu.