Marie Étienne

Un document-poème

Isabelle Garron a composé le poème tangent, une geste à la suite d’entretiens menés auprès de dix-sept artistes visuelles. Son enquête généreuse, poème épique en vers et prose brisée, a pour but de mieux comprendre ce qui motive leur création.

« Écrire à mort »

Jean-Marie Gleize, poète et écrivain, est mort le 12 mars dernier. Marie Étienne lui rend hommage en rapprochant Le principe de nudité intégrale (1995) de son dernier ouvrage, TRNC.

Le bonheur de l’adieu

On retrouve dans Il n'y a pas de place pour la mort la plupart des thèmes qui obsèdent Pascal Quignard. Mais on a l'impression étonnante d'y redécouvrir une voix. C'est un texte qui obéit à un resserrement qui les pare d’un éclat, d’une force nouvelle.

Corps encombrants

La poésie, nous l'aimons même et surtout quand elle nous demeure en partie obscure. Une expérience forte à faire avec Matière de Dominique Quélen et Épuiser le viol d'Anne Malaprade.

Un fou dostoïevskien

Avec son Journal d’une planète minuscule, Agnès Clerc surprend et impose une écriture et une forme. Inspiré librement de Dostoïevski, ce récit d'un enfermement magnifiquement raconté procure un puissant bonheur de lecture.

Des fous singuliers

Malgré une brièveté frappante, Tête-à-tête de Peter Handke impose une lecture et un rythme. Le grand écrivain autrichien signe un livre énigmatique et original qui témoigne d'une virtuosité poétique remarquable. Complexe, mystérieux, stimulant, il célèbre un verbe vivant.

Un art nourri de destruction

Pot pourri, de Liliane Giraudon, est une sorte de journal, un ensemble de proses elliptiques dont le rêve est le matériau premier. Son style y gagne en force, en concision, en détermination, affirmant une œuvre forte et inimitable.

Le continent inexploré

L'exposition Fragments du rêve ne prétend pas répertorier tous les rêves dans l'art, mais elle dirige son projecteur sur le gouffre effrayant-étonnant d’où ils proviennent et dont on sait si peu.

Un témoin parmi d’autres

Au temps de ma colère se présente comme une confession presque ininterrompue. L'écriture de Camille de Toledo a du souffle, mais ses procédés peuvent agacer autant qu'ils convainquent.

Double donne

À première vue, rien ne semble devoir rapprocher Thomas Bontemps et Isabela Figueiredo. Pourtant, leurs personnages partagent une innocence bienheureuse, une manière d’être au monde qui les rend touchants et un peu féeriques.

Mesures du temps

Marie Étienne propose une séquence poétique qui nous rappelle que l'être humain se situe dans le temps et dans l'espace différemment suivant les époques et les civilisations. 

Le souci de la forme

Voici trois poètes qui ont un particulier souci de la forme. Marc Quaghebeur recherche la concision la plus extrême, Benoît Conort étire ses vers à loisir, Gérard Cartier découvre et expérimente indéfiniment.