En 1933, un philosophe allemand tenu pour l’un des plus importants de sa génération est nommé recteur de son université et sert ainsi le pouvoir nazi. Un an après, il abandonne ce poste et ne prend plus aucune position politique. Après 1945, il refuse obstinément d’avoir le moindre mot de condamnation pour le nazisme. Sur la base de ces faits connus d’emblée et que personne n’a contestés, plusieurs positions ont été défendues.
Sciences humaines
Nos articles consacrés aux parutions en sciences humaines et sociales traitent d’histoire, de sociologie, de philosophie, de psychanalyse, d’anthropologie, d’ethnologie ou de sciences politiques. Parfois de géographie, d’économie ou de droit.
Thomas More, un homme pour l’éternité
Avec ce livre joliment illustré et pas cher, nous annonce sa promotion sur les réseaux sociaux universitaires, Marie-Claire Phélippeau, directrice de la revue Moreana, entreprend de réhabiliter la figure de Thomas More.
Staline, un travail d’équipe
Dans On Stalin’s Team, la soviétologue australienne Sheila Fitzpatrick nous livre une analyse subtile et abondamment documentée du mode de domination exercé par Staline avec – ou malgré – son entourage immédiat.
Poste restante
Au terme de « pastiche », contre lequel Diderot disait être « bien fâché » du fait de sa connotation péjorative, on préférera la locution prépositive « à la manière de » pour qualifier la correspondance inattendue entre Freud et Spinoza que nous propose Michel Juffé.
Où est la fiction ?
Quand certains prônent l’extension des territoires de l’imagination à la totalité du monde réel ou de nos constructions mentales, et que d’autres s’attachent à les faire disparaître au profit d’une géographie des formes ou des usages, Françoise Lavocat vise plutôt, dans son dernier ouvrage, à défendre l’existence des frontières qui séparent fait et fiction.
Paris des philosophes (15)
À Ashford, où elle est enterrée – loin de Paris … – une Simone Weil Avenue garde le souvenir de celle que Camus a appelée, en février 1951 (dans une lettre à sa mère, Mme Weil), « le seul grand esprit de notre temps ».
Hachette, Amazon et retour
L’ouvrage de Jean-Yves Mollier, Hachette, le géant aux ailes brisées, cherche à comprendre la trajectoire du livre comme support, comme dispositif médiatique, bientôt n’existant plus seul, et des métiers de l’édition, du XIXe au XXIe siècle.
Philosopher à Paris ou à New York
Jean-Michel Salanskis se demande s’il peut y avoir quelque chose de commun entre les courants français radicaux des années soixante-dix (Deleuze, Derrida, Foucault, Lyotard…) et l’austère tradition analytique. Ambitieuse, érudite, cette enquête refuse les découpages barbelés.
« L’exilé n’est pas de ce monde »
La réédition intégrale des Jours d'exil d'Ernest Cœurderoy permet de sentir le souffle et l’ampleur d’une écriture qui dépasse largement ce qui peut découler d’une rage toute politique.
Michel Onfray ou l’art du vide
Le philosophe à la mode occupe les médias comme son propre salon : Michel Onfray est chez lui partout où on l’invite, et on l’invite énormément.
Michel Onfray ou l’art du vivre
Le portrait inattendu qu’Adeline Baldacchino dresse du philosophe Michel Onfray offre en même temps un plaidoyer en sa faveur.
Une histoire sans fin ?
Éric Aunoble s’est lancé dans une entreprise gigantesque : présenter et étudier en un peu plus de deux cents pages l’évolution des représentations de la révolution russe au cours du siècle qui s’est écoulé depuis que les bolcheviks ont pris le pouvoir en octobre 1917.
