MURmur, de Caroline Deyns, comporte deux parties qui se complètent et se répondent. Dans la première, dévidée sur les pages comme un long papyrus, ou glissée dans l’oreille d’une voix monocorde, un « je » s’exprime et se raconte. Lui succède un récit où les voix sont plurielles.
Littérature
La rubrique littérature d’En attendant Nadeau regroupe tous les articles et entretiens de notre journal sur des ouvrages de littérature et de poésie en langue française et en langues étrangères. On y trouve des articles d’histoire littéraire aussi bien que des études de fond sur les principales autrices et principaux auteurs contemporains, comme des critiques des derniers livres parus. Lors de chaque rentrée littéraire, nous essayons de recenser les textes qui nous paraissent les plus significatifs et intéressants. Nous tenons en particulier à défendre les ouvrages d’éditeurs indépendants, ou d’écrivains et d’écrivaines pas assez mis en lumière.
Cette page rassemble aussi les articles sur le polar et le roman noir, la science-fiction et le fantastique.
Bifurcation francophone
Pour qui je me prends, récit autobiographique de la romancière québécoise Lori Saint-Martin (1959-2022), raconte l’émouvante lutte d’une fille aux prises avec sa mère et déterminée à s’enraciner dans la langue française.
Les mystères Leopardi
Michel Orcel est l’un des plus fin connaisseurs de l’œuvre de Leopardi. Son nouveau livre l’aborde avec une grande liberté, comme affranchi de la réputation du « grand poète romantique italien ». Une lecture savante qui aide à approcher le mystère, ou plutôt des mystères de Leopardi.
Homo americanus
Richard Yates est sans doute l’un des écrivains les plus lucides et les plus impitoyables de la seconde moitié du vingtième siècle. Si le seul de ses romans qui n'avait pas encore été traduit en français, Jeunes cœurs éprouvés, n'est pas sa plus grande réussite, il permet de mettre en perspective les thèmes, les structures et les mécanismes de toute son œuvre.
La forge de l’imagination
S’il faut saluer la parution d’une traduction de la Jérusalem de William Blake (1757-1827), la satisfaction de voir ce chef-d’œuvre enfin mis à la disposition du lecteur français est affaiblie par la fragmentation de la somme totale du texte en une myriade de morceaux choisis.
Une mythologie du vécu
Comme le montre une fois de plus Le voyage intérieur, tout peut devenir poème pour Gérard Cartier. Il intègre à ses vers des chiffres, des mots étrangers, des définitions, et il les fait chanter en une harmonie étrange et inimitable.
Grèce : écrire après la crise
Publiés à quatre ans d’intervalle, au milieu et à la fin de la décennie d’austérité que vient de traverser la Grèce, deux romans grecs dépeignent une situation de désastre et d’asphyxie, tant dans la capitale que dans les campagnes, sur les esprits et les corps.
Profusion de mousses
Devant la publication des Mousses d'un vieux presbytère, recueil de contes et récits de Nathaniel Hawthorne, on peut se demander si les traductions intégrales sont toujours justifiées. Certains des textes de cet ensemble sont des classiques facilement accessibles, les autres ont sombré dans un juste oubli.
« Une épopée de réfugiés » : entretien avec Aleksandar Hemon
Un monde de ciel et de terre d'Aleksandar Hemon est une vaste fresque qui commence en 1914 à Sarajevo, ville natale de l'auteur, pour s'achever à Shanghai en 1949. C'est à la fois un roman historique et l'histoire d'amour de deux Bosniens. Pour Hemon, toute fiction consiste à se représenter le vécu des autres.
Les amis enfermés : entretien avec Clémentine Haenel
Avec Pleins phares, Clémentine Haenel signe son deuxième roman. Trois personnages s'y trouvent enfermés mais chaque enfermement est différent : une femme est taxi de nuit, un homme qui a commis des meurtres est incarcéré, un autre est en hôpital psychiatrique. Elle revient sur ses thématiques (l'extrême solitude, l'amitié) et sur cette expérience d'écriture.
Gabriela Mistral, la fervente aux mains nues
On retrouve dans cet ensemble de poèmes désespérés que constitue Pressoir de Gabriela Mistral (1889-1957) quelques traces de ce qui donnait tant de douceur à ses premiers volumes. Les femmes y sont très présentes, cette fois en tant que sœurs d'infortune.
La Géorgie à fleur de peau
La dernière édition du festival « Un week-end à l’Est » nous a fait rencontrer la culture géorgienne à travers des dizaines d'auteurs et d'artistes. Côté parutions, c'est l'occasion de lire les romans de Tamta Méchevili et Nana Ekvtimishvili. Et côté cinéma, le film d'Elene Naveriani.
