La reparution de trois romans de Rachilde permet de redécouvrir cette autrice qui se présentait comme homme de lettres et fonda avec son époux les éditions du Mercure de France. L’intérêt ? Se plonger dans une écriture abondante, souvent fantaisiste, qui fait une place centrale aux questions de genre et de classe et constitue une mémoire pour notre temps.
Littérature
La rubrique littérature d’En attendant Nadeau regroupe tous les articles et entretiens de notre journal sur des ouvrages de littérature et de poésie en langue française et en langues étrangères. On y trouve des articles d’histoire littéraire aussi bien que des études de fond sur les principales autrices et principaux auteurs contemporains, comme des critiques des derniers livres parus. Lors de chaque rentrée littéraire, nous essayons de recenser les textes qui nous paraissent les plus significatifs et intéressants. Nous tenons en particulier à défendre les ouvrages d’éditeurs indépendants, ou d’écrivains et d’écrivaines pas assez mis en lumière.
Cette page rassemble aussi les articles sur le polar et le roman noir, la science-fiction et le fantastique.
La contrainte du feu
Les vingt-cinq brefs chapitres du roman d’Emmanuel Venet, Contrefeu, sont centrés sur quelques-uns des habitants d'une petite ville dont la cathédrale a brûlé un 15 avril. Critique féroce de la vie de province, récit stendhalien en diable, pastiche virtuose, c'est un livre qui sait, chose rare, à la fois être grave et faire rire.
De la gravité en littérature
La lecture récente des Heures heureuses de Pascal Quignard était émerveillante. Quelques mois après, la parution des Compléments à la théorie sexuelle et sur l’amour pousse à s'interroger sur sa reprise, malgré une érudition virtuose, d'autres textes qui, quant à eux, marquent nos imaginaires en profondeur.
La magie blanche de Stefánsson
Dans Mon sous-marin jaune, Jón Kalman Stefánsson se penche avec tendresse sur l’enfant qu’il fut. Jouant avec l'autobiographie, l'écrivain islandais se montre un romancier fraternel et nous offre un véritable remède contre la mélancolie.
Le marché de l’ordure
Sous la forme d’un essai autobiographique, Sans valeur propose une écriture forte, qui dépersonnalise pour approcher une vérité enfouie. Gaëlle Obiégly poursuit sa réflexion sur la valeur des choses en se demandant ce qui différencie les déchets des archives.
Le chantier des Balkans
Le romancier grec Sotiris Dimitriou fait dialoguer les habitants de tous les Balkans sur un chantier de construction. Sans exotisme, il sait décrire avec une simplicité confondante les violences qui ont bouleversé la région.
Le Questionnaire de Bolaño : Gaëlle Obiégly
En attendant Nadeau propose régulièrement son « Questionnaire de Bolaño » inspiré par la dernière interview de l'écrivain chilien. Au tour de Gaëlle Obiégly d'y répondre avec sa fantaisie profonde.
Une vie quantique
En prêtant une vie fictive au physicien Louis de Broglie, Alain Le Rille propose tout à la fois un roman de vulgarisation scientifique et un essai historique sur les débats suscités parmi les physiciens par la première révolution quantique.
Peindre avec les mots
Toute la courte vie de Jean Colin d'Amiens n'a été que peinture et écriture. Atteint de la maladie de Charcot, il a abandonné la première pour la seconde, faisant quelque chose de cette douleur. Il faut lire son Journal, s'imprégner d'une langue rude, découvrir sa vie et comprendre la grande beauté d'un renoncement.
Une langue tapissée de poils
Le jeune romancier malien Diadié Dembélé publie Deux grands hommes et demi, roman foisonnant qui raconte les tribulations migratoires d'un duo inoubliable. Drôle, corrosif, lucide, il imagine une langue plurielle qui, sous des dehors légers, exprime de dures réalités politiques et dénonce les dominations patriarcales, post-coloniales et capitalistes.
Les dits et écrits d’Ivan Jablonka
Pourquoi Ivan Jablonka entreprend-il de rassembler en volume tous les textes qu'il a pu publier ici ou là ? Sans doute parce que son ambition est essentiellement littéraire et qu'il considère qu'un écrivain digne de ce nom doit écrire sur la littérature. Et en ce qui le concerne, sur la « littérature du réel ».
Les labyrinthes de Nabokov
Enfin un Cahier de l’Herne consacré à Vladimir Nabokov ! Quelle joie de se replonger dans l'une des œuvres les plus stimulantes et les plus étonnante du XXe siècle. Complété par le journal que sa femme Véra a tenu au moment de la parution de Lolita, on se plonge dans une lecture labyrinthique jouissive. Et on redécouvre un écrivain qui n'en finit pas de nous échapper.
