La revue Europe se distingue par la fidélité au principe qui a présidé à sa naissance il y a cent ans : l'association, en faveur de la paix et de l'ouverture aux différentes cultures, de la littérature et de la politique.
Littérature
La rubrique littérature d’En attendant Nadeau regroupe tous les articles et entretiens de notre journal sur des ouvrages de littérature et de poésie en langue française et en langues étrangères. On y trouve des articles d’histoire littéraire aussi bien que des études de fond sur les principales autrices et principaux auteurs contemporains, comme des critiques des derniers livres parus. Lors de chaque rentrée littéraire, nous essayons de recenser les textes qui nous paraissent les plus significatifs et intéressants. Nous tenons en particulier à défendre les ouvrages d’éditeurs indépendants, ou d’écrivains et d’écrivaines pas assez mis en lumière.
Cette page rassemble aussi les articles sur le polar et le roman noir, la science-fiction et le fantastique.
Entretien avec Jean-Baptiste Para : « Europe, la continuation d’une œuvre humaine »
Alors que nous fêtons le centenaire d’Europe, qu’un colloque s’est tenu cette année, nous avons voulu entendre la parole de son actuel directeur, Jean-Baptiste Para, sur la manière dont il conçoit cette revue majeure, son histoire et ce qu’elle apporte aujourd’hui.
Déambulations poétiques
Plus que pour tout autre champ littéraire, les revues sont vitales pour la poésie, elles constituent des lieux d'expérimentations et de rencontres. Hugo Pradelle nous propose une promenade à travers quelques-unes d'entre elles.
Deux récits pour une île
L'histoire d'un amour interdit à l'époque coloniale d'un côté, une fresque familiale de l'autre. Mêlant des mots aborigènes à la langue anglaise, deux autrices australiennes aux styles d'écriture opposés se rejoignent dans leur célébration de la nature et nous transportent.
Tu n’as rien vu à Montevideo
Au cœur du dernier roman d'Enrique Vila-Matas, qu'on pourrait qualifier d'écrivain « au troisième degré », se pose une question intime et décisive : comment continuer à écrire ? Ou plutôt : comment continuer d'écrire la difficulté de continuer à écrire ?
René Blum, la tragédie d’un frère
Aurélien Cressely s'est inspiré de la vie de René Blum, frère cadet de Léon Blum, assassiné à Auschwitz en 1942, pour écrire un premier roman qui aurait sans doute gagné à établir plus nettement la distinction entre l'imagination et le récit historique.
Trois personnages en quête de récit
Dans le nouveau roman d'Éric Reinhardt, Sarah raconte à un écrivain son histoire, qui se voit transposée dans un récit dont la protagoniste s'appelle Susanne. Telle est la trame d'un ouvrage de facture peut-être trop classique et qui ne tient pas toutes ses promesses.
Attendre l’orage : entretien avec Pierric Bailly
Norbert Czarny s'est entretenu avec Pierric Bailly, auteur de La foudre, qui est à la fois un roman d'amour, un roman où le Jura est un personnage, un roman à suspense. Selon Pierric Bailly, le genre romanesque est le lieu de la complexité, c'est l'antidote aux slogans et aux discours réducteurs.
Dans les catacombes du Nigeria
Comme ses œuvres précédentes, le troisième roman de Wole Soyinka, lauréat du prix Nobel de littérature en 1986, ne peut être dissocié des grandes interrogations politiques de notre époque. L'auteur s'y révèle intransigeant, violent et virtuose.
Songes de la raison
Venue d’une veine autobiographique, Sarah Chiche ne l'abandonne pas totalement dans son nouveau roman, Les alchimies, mais la croise avec le roman d’aventures et le burlesque. Au moment où la littérature semble saturée par la réalité sociale, une telle foi dans le romanesque se révèle tout à fait réjouissante.
À Vienne, on ne fait pas que valser
Perplexes devant le changement, inquiets de ne pas y trouver leur place, les personnages que Robert Seethaler met en scène dans Le café sans nom frôlent parfois le désespoir. Mais l’envie qu’ils ont de se laisser surprendre jusqu’au bout par le spectacle du monde et de ceux qui l’habitent finit par l’emporter.
Sergio González Rodríguez, chroniqueur et voyant
Qu’est-ce donc qu’un crime atroce ? Dans son dernier livre, Sergio González Rodríguez (1950-2017) dénonce la version officielle du massacre des 43 étudiants qui disparaissaient la nuit du 26 septembre 2014 dans l’État de Guerrero au Mexique. A Iguala, c'est toute l'ignominie du monde contemporain qui se reflète.
