Rentrée littéraire 2026 - Anna D’Elia a traduit vers l'italien sept livres signés Antoine Volodine. Elle revient sur les enjeux de traduction de « l’édifice post-exotique » et sur sa réception en Italie.
Pierre Benetti
Tout n’est pas perdu
Rentrée littéraire 2026 - Avec La solitude des professeurs est infinie, Yannick Haenel revient sur sa vie d'enseignant au tournant des années 2000 en banlieue parisienne. Il écrit un grand livre à la hauteur de notre époque. Ample, précis, comique et méditatif, trivial et merveilleux, il célèbre la joie de transmettre la littérature et d’exister par elle.
Les combats de Fiction & Cie : entretien avec Bernard Comment
La collection « Fiction & Cie » des éditions du Seuil vient de célébrer ses cinquante ans. Bernard Comment, qui la dirige depuis 2004, évoque son histoire et son actualité, ce qui la distingue et s'y joue vraiment, en esquisse l'avenir avec lucidité.
Les locataires disparus
Une passionnante enquête en archives signée Isabelle Backouche, Sarah Gensburger et Eric Le Bourhis fait l'histoire d'une spoliation restée invisible jusqu'à leur livre : celle dont furent victimes les locataires juifs à Paris sous l'Occupation.
Wideman, vous ne l’attraperez jamais
Qu'on me cherche et je ne serai plus est un prodigieux recueil de textes de John Edgar Wideman. Ce qui est fascinant ici, c'est qu'aucun des écrits constituant ce livre à la fois si composite et si cohérent ne pourra jamais être assigné à une quelconque identité.
La jubilation de la ville
En explorant avec fantaisie et méthode le XVIIIe arrondissement de Paris, Thomas Clerc renverse les manières de dire une aventure urbaine. Mais d'où vient l'intense joie que procure son texte ?
Les débuts de la fin
Parmi la palette d’émotions offertes par la quarantaine de livres classés sous le nom du « post-exotisme » depuis le premier il y a quarante ans, celle qui provient de Vivre dans le feu est toute particulière. Plus encore que les autres, ce roman, présenté comme le dernier d'Antoine Volodine, traite de la fin d’une histoire et d'une vie. Et pourtant, il est entièrement tourné vers une initiation, c’est-à-dire un début. Si l’œuvre signée Volodine s’arrête, celle du post-exotisme continue.
Le courage et la bonté
Marcel Cohen prolonge son livre de 2013, Sur la scène intérieure, en racontant l’intervention dans sa vie de cinq femmes qui auront secouru et aidé l’orphelin qu’il était. Observant leur courage et leur bonté comme des faits, rien que des faits, ce grand écrivain de la mémoire sans l’autobiographie et du récit sans l’enquête bouleverse.
Le livre qui avance
Serait-ce parce que le nouveau livre de Patrick Deville prend comme motif et comme nom samsara, la roue hindouiste et bouddhiste des vies parallèles, que le lecteur peut avoir la pénétrante impression et l’intense plaisir d’entrer au cœur de son projet littéraire ? En annonçant sa fin, cette œuvre en mouvement ne fait que la rejouer et la retarder sans cesse.
Songes de la raison
Venue d’une veine autobiographique, Sarah Chiche ne l'abandonne pas totalement dans son nouveau roman, Les alchimies, mais la croise avec le roman d’aventures et le burlesque. Au moment où la littérature semble saturée par la réalité sociale, une telle foi dans le romanesque se révèle tout à fait réjouissante.
Un art du détournement
Dans Épitre aux wisigoths, Pierre Senges défend une littérature fondée sur « des hypothèses prises au sérieux, des démonstrations par l’absurde, des postulats suivis de leurs corollaires ». Le deuxième livre qu’il publie simultanément en est une expérimentation pratique éclatante.
L’ami qui retient la vie
Alex est mort du sida le 15 octobre 1995, « la dernière année de la période la plus sombre de l’épidémie ». Une année vers laquelle Philippe Joanny se retourne dans 95, son deuxième roman autobiographique, sobre, humble et intense.
