Au cœur des événements de 1968 paraît L’Œuvre au noir, qui occupe le cinquième volume de la correspondance de Marguerite Yourcenar. C'est autour de cet astre qu'on découvre le cheminement intellectuel et spirituel de l’auteure parmi « le brouhaha des faits extérieurs ».
Littérature française
Sur cette page, vous trouverez tous nos articles sur la littérature française en prose. Et également les critiques d’En attendant Nadeau sur la littérature francophone. Qu’elle vienne du Québec, de Belgique, de Suisse, ou d’Haïti, d’Afrique et du Liban.
En attendant Nadeau s’attache à rendre compte des évolutions de la littérature française, en particulier lors de chaque rentrée littéraire.
Deux révolutionnaires qui passent
Faire un roman entier à partir d'une brève digression de Victor Hugo dans Les Misérables n'est pas une mince affaire. En enquêtant sur les parcours de deux révolutionnaires antagonistes de 1848, Olivier Rolin entremêle histoire littéraire et politique, vérité et fiction. Un roman-vrai qui questionne l'engagement politique et sa dimension profondément romanesque.
Un écrivain français chez les nazis
André Beucler, auteur quasi oublié du roman Gueule d'amour adapté avec Gabin au cinéma, a été l'un des intellectuels et journalistes les plus important des années 30. Dans le contexte actuel, il semble plus qu'utile de lire ses textes d'une véritable lucidité sur une Allemagne qui s'enfonce peu à peu dans le totalitarisme nazi.
Histoire d’une trahison
Porté par une écriture d'une grande liberté, De plomb et d'or de François Jonquet parle d'art et d'artistes. C'est à la fois un portrait magistral de Christian Boltanski hissé au rang d'idole et une satire très réussie des milieux de l'art contemporain.
Comment (encore) lire Sylvain Tesson ?
Au-delà de la polémique qui entoure le parrainage par Sylvain Tesson du "Printemps des poètes", on peut se rendre compte de ce qu'écrit Sylvain Tesson en le lisant. Ambitieux d'exprimer les solitudes essentielles et la grandeur de la nature, il ne le fait quasiment que sous forme de clichés faciles.
Concentrations de Vincent
Après Cézanne et Berthe Morisot, Mika Biermann poursuit avec Trois femmes dans la vie de Vincent Van Gogh sa série de courts romans sur les peintres de la fin du XIXe siècle. Avec une grande originalité, il dépasse les clichés, trouve des moyens pour parler sans artifices de la peinture et d'un artiste. Son bref récit, très audacieux, parvient à toucher au nu de la création et à la joie de l'art.
Retour vers le réel
À la lecture d'Identité nomade, on est décontenancé de voir J. M. G. Le Clézio exhiber ce qui, dans sa vie réelle, l’a incité à écrire ses romans. Une démarche surprenante qui fait penser à un prestidigitateur qui dévoilerait ses trucs. Et puis, bien sûr, on comprend que tout autre chose est en jeu.
L’ange passe, le pasteur se promène
Ceux qui appartiennent au jour, le premier livre d’Emma Doude van Troostwijk ressemble à une nature morte. Elle y saisit, avec une grande acuité, des sortes de micro-scènes de l'existence d'une famille de pasteurs protestants. Un récit d'une maîtrise formelle impressionnante qui explore à la fois la mémoire, l'oubli et les mots mêmes qui les expriment.
Trouver ses propres mots
Il aura fallu trente ans à Beata Umubyeyi Mairesse pour parvenir à raconter comment elle a pu survivre au génocide des Tutsis en 1994. Avec Le convoi, elle trouve une forme qui lui permet de raconter son expérience et de se réapproprier son passé.
Les débuts de la fin
Parmi la palette d’émotions offertes par la quarantaine de livres classés sous le nom du « post-exotisme » depuis le premier il y a quarante ans, celle qui provient de Vivre dans le feu est toute particulière. Plus encore que les autres, ce roman, présenté comme le dernier d'Antoine Volodine, traite de la fin d’une histoire et d'une vie. Et pourtant, il est entièrement tourné vers une initiation, c’est-à-dire un début. Si l’œuvre signée Volodine s’arrête, celle du post-exotisme continue.
Par où point le brasier
Le feu, tel que le conçoit Antoine Volodine dans son dernier roman, nous tient en haleine et nous fascine : il représente un aspect important de ce qui nous arrive dans un monde qui a malheureusement toutes les chances de s’embraser encore davantage.
Dis, quand te souviendras-tu ?
Il y a quand même dans la rue des gens qui passent résonne comme une chanson de Barbara, tendre et un peu mélancolique. Le nouveau livre de Robert Bober est un magnifique récit d’aventures intimes qui retisse les bribes du passé, affronte sa violence et célèbre la force de vivre.
