L'écrivaine et psychanalyste néerlandaise Anna Enquist nous propose un roman savamment construit, alternant les moments du passé traumatique et du présent inquiet de son héroïne. L’ouvrage se lit comme un polar dont on tourne les pages avec fébrilité, ou comme le récit d'une analyse.
Littérature étrangère
Cette page Littérature étrangère rassemble les articles d’En attendant Nadeau sur des livres traduits. Romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques, comme des littératures étrangères moins traduites en français. Nous nous intéressons à l’anglais, à l’espagnol, à l’allemand, au japonais, au chinois, au russe, à l’arabe. Mais aussi au finnois, au grec, au coréen, au turc ou au roumain.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui se fait d’intéressant autour du globe et qui nous parvient en traduction, et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Noirceurs abyssales
Les abysses réunit deux nouvelles de George Steiner : deux plongées terrifiantes, l'une dans les profondeurs marines, qui sont aussi celles de l'inconscient, l'autre dans le réseau mondial de la drogue. On regrette seulement que ces deux textes ne bénéficient pas d'une édition plus exigeante.
Enterrement dans les Balkans
En racontant les tribulations d’une famille revenue au village pour enterrer une vieille tante et se disputer son héritage, Sladjana Nina Perković signe une satire sociale truculente sur la Bosnie contemporaine. Dans le fossé est un premier roman très drôle, et bien plus dense qu’il n’y paraît.
La magie blanche de Stefánsson
Dans Mon sous-marin jaune, Jón Kalman Stefánsson se penche avec tendresse sur l’enfant qu’il fut. Jouant avec l'autobiographie, l'écrivain islandais se montre un romancier fraternel et nous offre un véritable remède contre la mélancolie.
Le chantier des Balkans
Le romancier grec Sotiris Dimitriou fait dialoguer les habitants de tous les Balkans sur un chantier de construction. Sans exotisme, il sait décrire avec une simplicité confondante les violences qui ont bouleversé la région.
Les labyrinthes de Nabokov
Enfin un Cahier de l’Herne consacré à Vladimir Nabokov ! Quelle joie de se replonger dans l'une des œuvres les plus stimulantes et les plus étonnante du XXe siècle. Complété par le journal que sa femme Véra a tenu au moment de la parution de Lolita, on se plonge dans une lecture labyrinthique jouissive. Et on redécouvre un écrivain qui n'en finit pas de nous échapper.
Trois fois Taïwan
Le 13 janvier dernier, l'élection présidentielle taïwanaise a placé l’île au cœur de l’actualité internationale. Trois ouvrages récents explorent la tumultueuse histoire de Taïwan, la construction de son identité et ses relations avec la Chine. Des textes qui reviennent sur le temps long pour éclairer le présent.
Anarchie et amour chez Emma Goldman
La révolution comme mode de vie de Vivian Gornick raconte la vie passionnante d’Emma Goldman. Un parcours qui entremêle politique, sentiment, érotisme jusqu'au vertige et redonne à cette figure clé de l’anarchisme international au tournant du XXe siècle la place qu'elle mérite.
« Emma Goldman, ennemie du mouvement féministe » : entretien avec Vivian Gornick
Le portrait de l'anarchiste Emma Goldman par Vivian Gornick est saisissant et surprenant. Intrigué par les choix faits dans cette biographie, EaN interroge l’essayiste et féministe, qui explique son travail et la manière dont elle perçoit le mouvement féministe aujourd'hui.
Mon père Wari’
Dans Paletó et moi, l'anthropologue brésilienne Aparecida Vilaça se souvient de l'homme qui était devenu peu à peu son père adoptif parmi la communauté autochtone où elle enquêtait. Son récit profond et drôle fait une histoire intime des bouleversements connus par les Wari', dans une approche enthousiasmante de l'ethnologie.
Déambulation d’exil
Hisham Matar avait depuis treize ans abandonné le roman. Il y revient avec Mes amis, livre élégant et parfaitement maîtrisé, qui oscille entre jeux de la mémoire et déambulation dans Londres. On y retrouve sa lucidité face aux conflits de l'exil, au déracinement, à la solitude et à l'histoire récente et terrible de la Libye.
Chronique d’une disparition
Il y avait du poison dans l’air, qui s'achève sur l'explosion du port de Beyrouth en 2020, est sans doute le plus beau roman de Jabbour Douaihy, disparu quelques mois après. Il s'y entend une déclaration d’amour à ses lieux fondateurs, à la vie qui le quittait et s'y porte un regard lucide sur la situation dramatique de son pays.
