Avec On m'appelle Demon Copperhead, son dixième roman, Barbara Kingsolver propose une réécriture de David Copperfield. Un livre puissant dont elle nous explique qu'il représente l'ambition de toute sa vie : restituer la langue et le vécu du peuple méprisé des Appalaches.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Questionnaire de Bolaño : Walter Siti
Walter Siti est l'un des écrivains les plus intéressants et les plus radicaux du paysage littéraire italien contemporain. Il a accepté de se soumettre à notre désormais classique « Questionnaire de Bolaño ».
Gabo au rendez-vous
Dix ans après sa mort, paraît un roman inédit de Gabriel García Márquez. Livre jugé inaccompli par son auteur, coup éditorial, fond de tiroir habilement exploité, beau succès de librairie, Nous nous verrons en août procure surtout un grand plaisir de lecture.
Debout les mortes !
En treize nouvelles, l'autrice et activiste mexicaine Dahlia de la Cerda démonte les discours médiatiques et sociaux qui témoignent de préjugés de genre. Ironique et virtuose, elle écrit contre la violence et l'humiliation qu'ont subies ses héroïnes.
Une autre façon de raconter l’histoire
Paru en allemand il y a dix ans, Le chant du genévrier est le premier roman de Regina Scheer. En situant un village et une famille dans le paysage de la RDA, elle fait de la fiction un révélateur puissant de la vérité historique.
Paul Auster se métamorphose
Pour Baumgartner, son dix-huitième roman, Paul Auster semble avoir modifié son style. Plus authentique quand il jouait au post-moderne, il peut nous faire regretter jusqu'aux faiblesses de ses premiers livres.
La Finlande à hauteur d’enfant
Pirkko Saisio est souvent décrite comme l'enfant terrible des lettres finlandaises. Dans Le plus petit dénominateur commun, grâce à une langue rythmée mêlant humour et angoisse, elle fait son autoportrait en fillette rebelle, mais aussi le portrait de la classe populaire dans les années 1950.
Silences et attentes quelconques
Avec Choses, bêtes, prodiges, Claudio Morandini poursuit l'exploration d'une double thématique constamment présente dans son œuvre : celle des formes du silence et des modalités de l'attente comme éléments fondamentaux de notre rapport au monde.
À boulets rouges
Le nouveau roman de l'écrivain turc Hakan Günday n'épargne personne. Radical et brutal, flirtant avec la politique-fiction et le fantastique, il règle ses comptes au pas de charge avec l'Orient comme avec l'Occident.
Le jardin secret de Rosa Luxemburg
La publication de l'Herbier de prison de Rosa Luxemburg nous révèle des aspects plus discrets de la célèbre révolutionnaire. Nous découvrons que son engagement politique n'a jamais tué en elle la femme de science amoureuse de la nature et de la littérature.
Portrait de groupe avec jeune fille
Bref roman du grand écrivain triestin Giani Stuparich, Une année d’école inaugure la nouvelle collection de poche des éditions Verdier. Beau choix que ce texte ouvert d'une grande modernité, portrait d'une époque et d'une jeune fille à la liberté étourdissante.
Au sud du 60e parallèle Nord
L'autrice canadienne Norma Dunning traite ses personnages comme s'ils faisaient partie de sa famille. Toute son œuvre parle de liens, en particulier à l'identité inuit. Son second recueil de nouvelles, Tainna. Celles et ceux qu'on ne voit pas, en est une nouvelle preuve.
