Faire rire les honnêtes gens

Si vous pensez tout savoir de Molière, l’auteur le plus joué en France avant d’être devancé depuis quelques décennies par Shakespeare, détrompez-vous. Georges Forestier rectifie des faits qu’on croyait établis, déplace les projecteurs, tel un éclairagiste judicieux, et nous fait découvrir un nouveau Molière au sein du paysage théâtral qu’il a animé : les gazetiers se bousculent pour exploiter son succès, le grand Corneille s’en inquiète, les princes le font jouer à domicile, Boileau l’encourage contre les esprits chagrins, le jeune Racine le salue au lever du roi.


Georges Forestier, Molière. Gallimard, 541 p., 21,80 €


Loin de rêvasser dans une retraite solitaire, Molière s’agite sur tous les fronts. Comme Shakespeare, acteur, auteur, metteur en scène, entrepreneur de spectacles et homme d’affaires avisé, il emprunte abondamment à une ample variété de sources, anciennes ou récentes, savantes ou populaires, et fait fructifier les bénéfices de ses œuvres par des prêts à intérêt. À la différence de Shakespeare, il tient le rôle principal dans ses comédies, intercalées entre des séjours à Saint-Germain-en-Laye ou Versailles où il organise les divertissements royaux, s’intéresse de près à la publication de ses œuvres, et s’exprime abondamment dans des préfaces, réponses aux critiques, placets contre ses détracteurs.

Comme une biographie de Shakespeare, la vie de Molière doit être ponctuée de peut-être et de probablement. Ici, l’ouvrage se donne pour but un « récit biographique vraisemblable ». D’abord, débarrasser la scène des scories accumulées depuis l’école, puis démonter les effets de réel, les jeux de miroir d’autant plus subtils que, dans L’Impromptu  de Versailles par exemple, l’auteur-acteur feint de se mettre à nu en interprétant « Molière tel qu’en lui-même ». Nous gardons l’image d’un homme consumé par une longue maladie et des déboires conjugaux, aspirant à une retraite isolée. Or aucun document jusqu’à sa mort ne permet de douter que son mariage avec Armande Béjart fût heureux, souligne Forestier. Jalousie et cocuage font partie de sa thématique comique depuis le début, déjà dans Le Dépit amoureux quand Armande n’était encore qu’une enfant. Les médisances et les récits diffamatoires, tous posthumes, sont calqués sur ses propres intrigues. Même le fameux registre de La Grange n’est pas à l’abri des erreurs. Principal fautif, Grimarest, premier biographe de Molière, dont Boileau a averti qu’« il se trompe dans tout, ne sachant même pas les faits que tout le monde sait », suivi par les historiens du XIXe siècle, qui décèlent une amertume de l’auteur derrière la noirceur de certaines pièces. Pour Michelet, « Georges Dandin est douloureux ».

Georges Forestier, Molière

Molière en 1664. Dessin de Charles Courtry à partir d’un tableau perdu de Michel Corneille

Outre une connaissance intime des pièces – il a dirigé avec Claude Bourqui la nouvelle édition en Pléiade des Œuvres complètes –, Georges Forestier appuie son enquête sur les volumineux recueils de textes, documents et témoignages publiés, les œuvres majeures ou mineures contemporaines, et les recherches des historiens du théâtre. Son « récit vraisemblable » procède par étapes chronologiques, l’arrière-plan familial, l’éducation, la tentative échouée d’implanter une troupe à Paris, les longs séjours en province des comédiens ambulants, les patronages aristocratiques, puis, année par année, la conquête de la cour et la reconquête de Paris. On voit Molière composer dans l’urgence Les Fâcheux pour une somptueuse fête de Fouquet, et jouer lui-même successivement tous les importuns qui retardent le rendez-vous des jeunes amoureux. La Fontaine, qui était parmi les invités, le félicite de « ramener en France / Le bon goût et l’air de Térence ». Quinze jours après, l’intendant du roi est arrêté, mais Forestier passe assez vite sur le silence retentissant de Molière. De fait, il n’avait guère d’autre choix s’il voulait poursuivre une carrière qui s’annonçait florissante : « La colère du roi, comme dit Salomon / Est terrible et surtout celle du roi Lion ».

Bientôt Molière est requis pour des commandes royales encore plus fastueuses. Le gazetier Loret suit le chemin de crête de son parcours en signalant des réussites comme celle de L’École des femmes qui « fit rire Leurs Majestés / Jusqu’à s’en tenir les côtes ». Avant même Louis XIV, c’est le public qui lui dicte sa vocation, en boudant ses quelques incursions sur le terrain du tragique. Au vu des recettes, il est clair que le succès de la troupe du Palais-Royal dépend en priorité à la fois des créations de l’auteur qui bat tous les records et de son jeu innovant. Il propose une diction plus proche du parler ordinaire, et surtout plus attentive aux nuances du texte, crée une ample palette de tons et d’accents, remplace le masque italien par un éventail de grimaces qui ferait envie à un Louis de Funès. On salue sa capacité à donner l’illusion du naturel sous l’exagération comique, à « faire reconnaître les gens du siècle », écrit-il lui-même. Contribue à cette impression de nature l’écho des débats d’idées et de valeurs dans les salons de l’époque, sur les règles de la civilité, la vie conjugale, l’éducation des filles, au risque de choquer les dévots. Ceux-ci l’accusent d’obscénité, de blasphème, d’impiété. Les « doctes », eux, lui reprochent d’enfreindre les principes d’Aristote et de Corneille voulant qu’un caractère se montre constant : Arnolphe gagne en complexité au fil de l’intrigue, avec une véhémence qui confine au tragique, Agnès doit évoluer elle aussi de l’ignorance naïve à une étonnante habileté, tout cela sans bousculer la sensation de vraisemblance qu’éprouve le public.

Georges Forestier, Molière

Louis XIV et Molière déjeunant à Versailles, esquisse d’Ingres (1871)

La fronde était presque éteinte quand Molière la ranime avec La Critique de l’École des Femmes : un coup de pub selon Forestier, relayé par le publicitaire Donneau de Visé qui conclut un pseudo-débat entre admirateurs et détracteurs de sa pièce au profit du « peintre ingénieux de tant de beaux tableaux du siècle ».  Bien plus qu’un plaideur défendant de fortes convictions, Molière est un homme d’affaires habile qui alimente les querelles pour « créer le ‟buzz” » et prolonger les recettes au box-office. Ce faisant, il crée une stratégie de connivence avec son public privilégié, mondains de la ville et de la cour, et enrôle le parterre parmi les gens de bon sens. Ainsi sont rejetées « hors de l’espace d’honnêteté mondaine » ses cibles comiques, précieuses prudes, petits marquis snobs, poètes rivaux pédants.

Est-il tout juste, comme le prétendent ces derniers, un brillant compilateur ? Molière ne crée pas ex nihilo. Comédies italiennes, espagnoles, portugaises, romans à la mode, arguments de ballets, fabliaux, conversations de ruelles constituant « la vulgate mondaine », gauloiseries galantes, tout lui fournit du matériau, y compris ses propres œuvres. Don Garcie de Navarre ne parvient pas à séduire le public ? Le héros jaloux et ses tirades bilieuses resserviront face à Célimène, couple paradoxal inspiré du Grand Cyrus des Scudéry, qu’il entoure d’une galerie d’importuns repris des Fâcheux. Lesquels importuns, combinés d’éléments pris chez Scarron, Horace et Cervantès, vont s’introduire chez Dom Juan et l’empêcher de dîner. Le diagnostic délirant de Monsieur de Pourceaugnac est tiré verbatim des Œuvres du médecin La Framboisière. Le maître de philosophie du Bourgeois gentilhomme emprunte ses observations sur la langue au très sérieux cartésien Géraud de Cordemoy. C’est l’inventivité du montage qui confine au génie. Forestier ne cache pas son admiration pour les trouvailles de l’auteur, qu’il qualifie souvent d’éblouissantes.

Georges Forestier, Molière

Molière (à gauche) et sa troupe, en 1670

Il y a de quoi être ébloui, en effet. Chaque élément recyclé crée du neuf. Non content d’adapter des pièces étrangères comme font alors ses confrères, Molière construit des combinaisons originales de récits. Le Cocu imaginaire modernise le conflit père-fille de la tradition italienne des mariages arrangés et met les valeurs galantes qu’incarne la jeune fille au service de la fidélité amoureuse. Le Mariage forcé inverse le schéma traditionnel en contraignant un vieux célibataire endurci à épouser une jeune coquette. Le tuteur tyrannique de L’École des maris est emprunté à Mendoza, l’entremetteur malgré lui à une vieille histoire popularisée par Boccace, mais, au lieu de servir une intrigue adultère, ces traits participent à une libération légitime de la femme. Forestier met en valeur à la fois les emprunts à divers courants littéraires, la part d’innovation créatrice, et les raffinements progressifs, de Mascarille à Gorgibus à Scapin, de Sganarelle à Arnolphe à Alceste, des caractères de L’Impromptu à ceux du Misanthrope. L’« ennemi déclaré de la flatterie » garde son caractère comique, mais il se pare d’une ambiguïté nouvelle que les siècles suivants hésiteront à classer dans une catégorie. Face à la beauté, l’intelligence, l’humour et les mensonges de la coquette, le spectateur se retrouve tel Alceste « prisonnier de ses charmes lors même qu’il a tout à lui reprocher. » Et cette comédie-là ne finit pas par un mariage.

Au temps pour ceux qui voudraient diviser l’œuvre entre les farces grossières et les comédies policées. Forestier ne s’abaisse pas à discuter avec les complotistes qui voudraient attribuer les plus épaisses au vulgaire fils de tapissier, les plus subtiles au distingué Corneille, cette démonstration impeccable l’en dispense. À noter que ses ennemis de l’époque jugeaient Molière « mauvais poète et bon comédien », même quand ils attaquaient les pièces savantes, sans émettre le moindre doute sur sa paternité. Quand l’auteur surmené délègue à Corneille et Quinault une partie de la charge d’écriture de Psyché, leur contribution est dûment signalée dans l’avis qui accompagne le texte imprimé.

Georges Forestier, Molière

Molière, par Geoffroy et Maurice Sand (1869)

Molière a à peine quarante-deux ans quand les libraires détenteurs des privilèges d’impression de ses œuvres publient le premier tome d’une édition collective, au moment où il travaille à son Tartuffe. Le décalage entre la création d’une pièce et sa parution en librairie permet aux dramaturges de rebondir sur les réactions du public et de riposter dans une préface. Ainsi assistons-nous en direct à peine différé aux sept épisodes de la querelle enclenchée par L’École des femmes, déjà continuation de L’École des maris. La guerre, conclue par un Impromptu de l’Hôtel de Condé du fils de l’acteur Montfleury, « s’achevait en aimable joute, toute à la gloire de Molière », à peine « superficiellement malmené » par des rivaux qui lui offraient l’occasion de faire admirer la supériorité de son talent. On moque son défaut d’inventivité, son « impromptu de trois ans », ses grimaces, son César marchant de travers entre deux hoquets – amalgame entre le portait peint par Mignard et ses jeux de scène. Ces attaques, bénignes selon Forestier, visent à entretenir la polémique pour se mettre en vedette dans le sillage de l’auteur à la mode plutôt qu’elles ne s’acharnent à le détruire, même si la rivalité bien réelle entre les troupes s’exacerbe. Une au moins est loin d’être bénigne : Racine rapporte dans une lettre que Montfleury accuse Molière d’inceste, mais qu’il n’est « point écouté à la Cour ». La postérité prendra au sérieux ces propos, plaisants ou non, dans une lecture romantique du Misanthrope où, à la suite de Jean-Jacques Rousseau, elle verra l’aveu déchiré des souffrances d’un amoureux jaloux. Forestier combat si vivement l’image d’un Molière en butte à des cabales organisées qu’il a tendance à édulcorer les attaques. La première sortie de Tartuffe donne un aperçu de la violence des injures et, même là, le pamphlet dénonçant les grimaces de « son museau / Plus laid que le groin d’un pourceau » est décrit comme une charge « forte mais drôle ».

Enfin la clarté est faite sur la cabale des dévots, dont Molière a été au départ la victime collatérale, les principaux visés étant les jansénistes. Selon la Gazette, la promulgation d’un édit condamnant certaines de leurs propositions jugées hérétiques montre la volonté du monarque de supprimer tout germe de division au sein de l’Église, volonté prouvée par son interdiction de représenter en public Tartuffe ou L’Hypocrite, parce qu’il l’a trouvée « injurieuse à la religion ». Les jésuites n’y sont pour rien. Le roi ne pouvait incarner la stricte orthodoxie s’il autorisait en même temps la représentation d’une pièce perçue par nombre d’ecclésiastiques comme scandaleuse. À Molière qui proteste, on recommande la patience, la décision est politique, et provisoire. Il peut continuer ses lectures privées, et convaincre le plus grand nombre d’auditeurs possible de l’innocence de ses intentions. Le roi l’autorise même à diffuser un placet où il dénonce les « faux-monnayeurs en dévotion » qui tentent de le perdre parce qu’il a voulu les démasquer. La mesure aurait pu être levée n’étaient les événements dramatiques de Port-Royal où l’archevêque de Paris envoie ses archers investir le monastère et disperser les religieuses. Molière annonce alors qu’il va modifier sa pièce dont la version initiale, encore inachevée, a pu être mal comprise : de trois actes elle va passer à cinq, qui ne laisseront planer aucune ambiguïté. Au fil des réécritures, Tartuffe, d’abord directeur de conscience authentique qui succombe à la tentation de la chair et se trouve réduit à l’hypocrisie, devient un imposteur criminel. L’auteur quant à lui ne peut plus se contenter de divertir par des plaisanteries, déclare-t-il dans son « Placet au Roi », mais se doit « d’attaquer par des peintures ridicules les vices de mon Siècle ».  Il lui faudra ensuite un « bon vice » pour parfaire son nouveau rôle de moralisateur : ce sera l’avarice.

Georges Forestier, Molière

Le théâtre n’avait pas attendu Molière pour susciter l’hostilité de l’Église. Entre autres motifs, les prêtres voyaient d’un mauvais œil la saison théâtrale rogner sur le carême en franchissant les limites fixées au relâche de Pâques, et la troupe du Palais-Royal donnait le mauvais exemple en exploitant le plus longtemps possible le succès d’une création ou d’une reprise. Rançon de la gloire, après la querelle du Tartuffe, Molière semble concentrer sur lui l’hostilité exprimée contre les divertissements comiques. L’abbé d’Aubignac, l’abbé Charles Cotin l’accusent d’avilir le théâtre par ses farces impudentes et ses comédies libertines. Jansénistes ou non, les religieux avaient quelques raisons de se méfier de lui car, même quand il ne s’en prend pas directement à eux, Forestier détecte « un relativisme sceptique qui englobe toutes les religions » dans ses charges bouffonnes contre les adeptes d’un culte quel qu’il soit, médecine ou dévotion. Conduite par un mufti qui veut envoyer M. Jourdain défendre la Palestine, la cérémonie du mamamouchi parodie à la fois l’adoubement des chevaliers et l’ordination des prêtres. Le ballet des médecins du malade imaginaire suggère que seuls les arts, musique, danse, comédie, ont de véritables pouvoirs curatifs et peuvent délivrer les crédules de leur crainte de la mort.

Bien que Molière affirme peindre les mœurs et non les personnes, certains de ses caractères s’inspirent bel et bien de la réalité, sans doute moins nombreux qu’on ne s’amusait alors à en découvrir. L’Impromptu se moque de Montfleury qui fait ronfler les vers en déclamant du Corneille. La préface des Fâcheux fait un pied-de-nez au pédantisme du même Corneille qui ouvre chaque volume de son Théâtre par un long « Discours » théorique, et chacun peut aisément reconnaître sous les traits du pédant des Femmes savantes l’abbé Cotin, surtout quand Molière « rectifie » l’erreur du public sur le nom de son personnage, qui ne s’appelle pas Tricotin mais Trissotin. Avec le même art de la prétérition, il déclare qu’il ne répondra pas aux critiques, et se défend de toute ressemblance ciblée.

Georges Forestier, Molière

Page du registre de La Grange annonçant la mort de Molière

Dernière légende à pourfendre, la hargne personnelle de Molière contre les médecins, nourrie par sa propre santé défaillante et leur incapacité à le guérir. La brutalité de son décès surprend tous les contemporains, comme le rapporte Bussy-Rabutin. La dernière maladie que signalait la gazette de Robinet date de 1667, et même près de la fin on ne le voit guère ralentir la charge ou le rythme de travail qu’il s’impose ainsi qu’à sa troupe. Colbert est en train de révolutionner le financement des spectacles de cour pour alléger les dépenses royales. Les goûts du public évoluent depuis qu’il peut assister à ces spectacles-ballets, et la concurrence est de plus en plus féroce entre les compagnies théâtrales. Les jours de relâche sont rares car fort coûteux. Armande Béjart revient vite après une forte fièvre reprendre son rôle de Psyché, car son absence a fait chuter les recettes. Jeanne Beauval, pour qui Molière a écrit les accès d’hilarité de la servante Nicole, tient encore son rôle trois jours avant d’accoucher. Molière-l’acteur est lui-même un des grands atouts du succès de leurs spectacles, là encore la courbe des recettes le confirme, à tel point qu’il lui arrive de jouer trois grands rôles en alternance la même semaine, tandis que Molière-l’auteur doit satisfaire les attentes et renouveler toujours son répertoire.

Quatre jours après l’enterrement, le théâtre rouvre ses portes avec Le Misanthrope, seul spectacle qui pouvait se donner sans lui car il venait de passer le relais au jeune Michel Baron en lui confiant le rôle d’Alceste. Sa mort au cours d’une représentation du Malade imaginaire va alimenter les fables les plus émouvantes, à commencer par le récit complaisant et fantaisiste qu’en fera Baron à Grimarest, trente ans plus tard. La Vie de M. de Molière montre le héros en proie aux difficultés de son ménage et aux agressions de la maladie, et lui invente un éclat de rire forcé pour dissimuler une convulsion pendant l’intermède final. Armande ne s’est pas traînée aux genoux du roi pour obtenir une sépulture en terre chrétienne, elle a fait un récit circonstancié des dernières heures à l’archevêque de Paris, fourni des témoignages de vie chrétienne et obtenu l’autorisation d’inhumer. Reste que, d’après ce récit, Molière a subi jusqu’au bout la vindicte des religieux : deux prêtres de la paroisse voisine ont refusé de se déplacer pour lui donner les derniers sacrements, le troisième est arrivé trop tard, de sorte qu’il est mort sans confession, et devra être enterré sans pompe « avec deux prêtres seulement et hors des heures du jour ». Mais l’amour du public triomphe, des centaines d’admirateurs suivent son convoi funèbre à la lueur des flambeaux. Le superbe ouvrage de Forestier donne le sentiment d’avoir suivi avec eux la trajectoire de cet immense artiste jusqu’à son dernier repos.

Dominique Goy-Blanquet

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