Dans Studio Poems , un livre petit de taille et discret dans son propos, un livre drôle et friand de critiques mordantes, Jean-Philippe Delhomme entremêle les poèmes, les dessins et deux langues : l'anglais et le français.
Littérature
La rubrique littérature d’En attendant Nadeau regroupe tous les articles et entretiens de notre journal sur des ouvrages de littérature et de poésie en langue française et en langues étrangères. On y trouve des articles d’histoire littéraire aussi bien que des études de fond sur les principales autrices et principaux auteurs contemporains, comme des critiques des derniers livres parus. Lors de chaque rentrée littéraire, nous essayons de recenser les textes qui nous paraissent les plus significatifs et intéressants. Nous tenons en particulier à défendre les ouvrages d’éditeurs indépendants, ou d’écrivains et d’écrivaines pas assez mis en lumière.
Cette page rassemble aussi les articles sur le polar et le roman noir, la science-fiction et le fantastique.
Retour vers le réel
À la lecture d'Identité nomade, on est décontenancé de voir J. M. G. Le Clézio exhiber ce qui, dans sa vie réelle, l’a incité à écrire ses romans. Une démarche surprenante qui fait penser à un prestidigitateur qui dévoilerait ses trucs. Et puis, bien sûr, on comprend que tout autre chose est en jeu.
L’ange passe, le pasteur se promène
Ceux qui appartiennent au jour, le premier livre d’Emma Doude van Troostwijk ressemble à une nature morte. Elle y saisit, avec une grande acuité, des sortes de micro-scènes de l'existence d'une famille de pasteurs protestants. Un récit d'une maîtrise formelle impressionnante qui explore à la fois la mémoire, l'oubli et les mots mêmes qui les expriment.
Trouver ses propres mots
Il aura fallu trente ans à Beata Umubyeyi Mairesse pour parvenir à raconter comment elle a pu survivre au génocide des Tutsis en 1994. Avec Le convoi, elle trouve une forme qui lui permet de raconter son expérience et de se réapproprier son passé.
Relire Beloved
Pour En attendant Nadeau, Mohamed Mbougar Sarr a relu Beloved de Toni Morrison, dans sa nouvelle traduction par Jakuta Alikavazovic. Comment cette nouvelle interprétation change-t-elle l'un des plus célèbres romans états-uniens du XXe siècle ? D'où vient le sentiment de faire face, de phrase en phrase, à une densité qui surprend tant le lecteur ? Et que nous fait-il ressentir de Toni Morrison aujourd'hui ? L'auteur de La plus secrète mémoire des hommes (prix Goncourt 2021) mène l'enquête.
Les débuts de la fin
Parmi la palette d’émotions offertes par la quarantaine de livres classés sous le nom du « post-exotisme » depuis le premier il y a quarante ans, celle qui provient de Vivre dans le feu est toute particulière. Plus encore que les autres, ce roman, présenté comme le dernier d'Antoine Volodine, traite de la fin d’une histoire et d'une vie. Et pourtant, il est entièrement tourné vers une initiation, c’est-à-dire un début. Si l’œuvre signée Volodine s’arrête, celle du post-exotisme continue.
Par où point le brasier
Le feu, tel que le conçoit Antoine Volodine dans son dernier roman, nous tient en haleine et nous fascine : il représente un aspect important de ce qui nous arrive dans un monde qui a malheureusement toutes les chances de s’embraser encore davantage.
Le sang coule, l’encre suture
La maison de la faim de Dambudzo Marechera est probablement le grand livre du jeune écrivain zimbabwéen mort en 1987 à trente-cinq ans. Il méritait une belle nouvelle traduction qui remette en lumière un texte qui fait éprouver la condition noire dans sa réalité la plus organique.
Poètes pugnaces et lyriques
Les recueils de Terrance Hayes et Donika Kelly abordent de front les insécurités d’une « existence noire » dans l'Amérique d'aujourd'hui. Des textes inventifs et audacieux qui trouvent un équilibre entre histoire personnelle et collective.
Dis, quand te souviendras-tu ?
Il y a quand même dans la rue des gens qui passent résonne comme une chanson de Barbara, tendre et un peu mélancolique. Le nouveau livre de Robert Bober est un magnifique récit d’aventures intimes qui retisse les bribes du passé, affronte sa violence et célèbre la force de vivre.
Pour qui écrire en yiddish ?
La traduction de deux recueils poétiques de Debora Vogel est porteuse d’un véritable mystère. Pourquoi cette philosophe et critique polonaise, polyglotte, proche du peintre et écrivain Bruno Schulz, et ici poète, a-t-elle finalement choisi d’écrire en yiddish ?
Un roman de chevalerie de la Renaissance en yiddish
Arnaud Bikard réussit la prouesse de restituer en alexandrins un texte écrit en yiddish ancien du XVIᵉ siècle : les aventures du chevalier Paris et de la princesse Vienne, directement inspirées de l'Arioste.
