Tout semble en suspension dans les récits composites de Mademoiselle Haas. Michèle Audin excelle dans ce livre à entremêler les récits d’instants glanés, retrouvés ici et là dans des archives, et à faire le portrait vivant de femmes prises dans l'Histoire.
Littérature française
Sur cette page, vous trouverez tous nos articles sur la littérature française en prose. Et également les critiques d’En attendant Nadeau sur la littérature francophone. Qu’elle vienne du Québec, de Belgique, de Suisse, ou d’Haïti, d’Afrique et du Liban.
En attendant Nadeau s’attache à rendre compte des évolutions de la littérature française, en particulier lors de chaque rentrée littéraire.
Amour faucon
D’une certaine façon, Veracruz est un roman centrifuge ; la dernière page lue, on a envie de reprendre la lecture pour en trouver les clés.
Parler caché
Le deuxième roman d'Édouard Louis, ex-Eddy Bellegueule, tourne de façon obsessionnelle, aussi insupportable que captivante, autour de la figure littéraire et politique construite dans son précédent livre - celle d’Edouard Louis.
Gilles Lapouge, géographe
On ne s’étonnera pas de la prédilection de Gilles Lapouge pour le réel, mais un réel étrange, improbable, bizarre, baroque, pour les frontières perdues dans la forêt, le « bruit de la neige », les erreurs de la cartographie, les « bibliothèques pleines de fantômes », les herbiers des botanistes anglais et les horloges, ces utopies.
Minutalia
Après L'invention du monde, Olivier Rolin avait voulu s’essayer « à l’art de la miniature. Après celui du monde, tenter le portrait de menues choses, je dirais volontiers des chétivités ». Il y revient vingt ans plus tard.
« Ça va ? — on fait aller ! »
Le deuxième volume de la correspondance de Samuel Beckett, sous titré Les années Godot, couvre la période de la guerre et qui est celle, aussi, du passage décisif à la langue française.
Echenoz, excessif
On l’aura compris, on est dans un roman d’Echenoz, et depuis longtemps on n’avait pas autant ri.
Un cheval dans la guerre
L’actuelle et première édition complète du Cheval vaut d’être prise en compte. Elle restitue le texte dans sa continuité et la postface de Mireille Calle-Gruber, spécialiste du Nouveau Roman et en particulier de Claude Simon, est d’une belle précision.
La Littérature pour abri
Dans Les Collines de Belleville, la langue s’incarne davantage encore que dans les récits précédents, comme si sa langue propre de Georges-Arthur Goldschmidt naissait enfin pleinement à elle-même, comme langue d’une existence entière et d’une expérience proprement unique.
Le choc Bernanos
On ne perçoit pas chez Bernanos des analyses mais des éclairs, des fissures d’où jaillit non pas la force d’une fiction mais celle de la vérité des âmes et ce romancier qui ne romance rien la donne à pleines mains.
