Encore un livre sur les rapports avec une mère ? Oui, mais... Antonio Franchini fait le portrait irrévérencieux et osé d'une mère haineuse et abhorrée et cherche à comprendre un lien mort-né stupéfiant.
Littérature étrangère
Conte de faits
Dans l'œuvre de Nina Allan, la science-fiction et le fantastique côtoient le réalisme. Avec Les bons voisins, elle s'aventure du côté du roman policier. Ce livre, porte d'entrée vers un univers complexe et fascinant, vient d'obtenir le Prix Médicis étranger 2025.
En bref : fictions ou essais ?
Essai ou fiction ? Voilà la question dynamique et infinie qui porte un roman de Sigrid Nunez, un conte de Witi Ihimaera, un inédit d'Alfred Döblin, un récit de voyage de Clélia Zernik et une histoire de la marche d'Andreas Mayer.
Mourir d’aimer
La violoniste est une des premières nouvelles écrites par Ferdinand von Saar (1833-1906). Elle atteste que l'écrivain autrichien a trouvé d’emblée le style et les sujets qui firent de ce grand pessimiste un des meilleurs chroniqueurs de la monarchie austro-hongroise finissante.
Roth dans tous ses états
Philip Roth suscite toujours le débat. Si l'essai de Marc Weitzmann est principalement un exercice d'autopromotion, celui d'Ira Nadel met en lumière l'inspiration européenne de l'écrivain. Surtout, la Pléiade publie le troisième volet de l’œuvre de Roth, constitué de quatre romans hétérogènes.
De la bonne nature des arbres
Chroniques sylvestres, deux essais de Walter Scott traduits pour la première fois en français, révèlent une facette méconnue du grand romancier. Il était aussi un pionnier de l’économie rurale, un praticien convaincu de l’agrosylviculture.
Un pas de côté
Dans Searoad, Ursula K. Le Guin entrecroise des récits dans une veine réaliste qui peut surprendre, mais qui fait écho à ses autres livres tout en manifestant des facettes différentes de son talent.
« La Vérité est affaire d’imagination »
Pourquoi Ursula K. Le Guin inspire-t-elle autant d'écrivain(e)s ? Tentative de réponse à travers ses deux romans les plus célèbres, La main gauche de la nuit et Les dépossédés.
Topoï
luvan fait la critique, fulgurante, poétique, de Lavinia, ultime roman d'Ursula K. Le Guin, où la femme d'Énée a le premier rôle. Dans ce « récit de métamorphose et de confiance », « nous sommes les lieux => topoï. Où tout peut advenir. Où tout, déjà, est mille fois advenu ».
La musique des textes
Traductrice de Searoad, Hélène Collon explique comment elle est arrivée à ce livre, et que les traducteurs doivent avoir l'« oreille » capable de capter la tonalité propre à chaque texte.
En métamorphose continuelle
Céline Minard livre sa lecture d'Ursula K. Le Guin. Elle souligne que son œuvre est « un haut fait de littérature exploratoire », manifestant « une vision mouvante, délicate, éthique, politique et surtout poétique de la bonne façon d’aborder les mondes ».
D’autres petites lunes
Elio Possoz, auteur des Mains vides, raconte combien sa lecture des Dépossédés de Le Guin a été libératrice, lui permettant de laisser le héros « dans le sac-à-patates où il doit être habituellement rangé ».
