Penser l'œuvre de Borges semble un exercice sans fin. La traduction du livre de Beatriz Sarlo et la parution de l'essai de Jean-Pierre Dupuy le resituent à un entrecroisement de cultures, de langues et de formes qui nous oblige à interpréter qui nous sommes.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
En bref : portraits
Portraits d'auteurs, portraits de lieux. De Thomas Mann à James Gray et à une grande psychanalyste, en passant par l'Ukraine et la Russie. Formes, idées, figures d'une grande diversité qui nous aident : les brèves critiques d'EaN.
À l’Ouest d’Éden
La volonté de ne pas savoir est une caractéristique majeure et terrifiante de notre époque, à l'Ouest et ailleurs. On le constate avec effarement en lisant les œuvres de Nathaniel Hawthorne, John Steinbeck, J. D. Vance et Mark Lilla.
L’enfance d’un chef
Le bestseller du vice-président des États-Unis nous oblige à nous interroger sur la manière dont l'Amérique s'imagine autrement qu'elle n'est et nie une part de sa réalité. Une lecture complexe et ambiguë qui ne doit pas masquer le visage lumineux de ce pays.
Errance western
Denis Moscovici raconte des déambulations parisiennes qui le font songer aux Européens partis pour l’ouest et aux Américains ayant fait le chemin inverse. Un texte poétique et audacieux.
Naissance d’un père
Dans Langue paternelle, Alejandro Zambra découvre, avec une grande joie, la paternité. Une émotion qui le pousse à imaginer et expérimenter les formes d’une littérature qu’il veut « enfantine ». Un très beau livre, drôle et grave à la fois, sur la transmission.
Mémoire et conscience
En un moment où l'on s'attache à détruire la mémoire et à discréditer les œuvres, Faut-il brûler Pouchkine ?, de Victoire Feuillebois, est particulièrement bienvenu. Il faudrait traduire en russe et en ukrainien cet essai d'une grande justesse critique.
Tourbillon carnavalesque
L’arbre vient, de l'auteur espagnol Munir Hachemi, brouille à plaisir nos distinctions entre nature et culture, artefacts et êtres naturels, science et religion, réalité et fiction. Abandonnons-nous sans crainte au joyeux tourbillon d'une fiction spéculative et érudite de haute volée !
Passions diverses
Alors que les vacances commencent, quoi de mieux que de se plonger dans des romans policiers qui ont un parfum d'ailleurs et de soleil ? Pour notre plus grand plaisir, en voici trois, signés Marto Pariente, Gianni Biondillo et Michalis Makropoulos, qui nous entraînent en Espagne, en Italie et en Grèce.
L’effet Boomerang
Lucy Mushita nous interpelle avec force et nous rappelle qu'il est grand temps que l’Ouest s’interroge sur son comportement historique et les conséquences qui en découlent.
Les années de transition
Avec L'heure violette, l'écrivaine catalane Montserrat Roig livre un témoignage essentiel de l'expérience des féministes de la fin des années 1970 à Barcelone. Un récit subtil sur les luttes, la mémoire collective, le corps et la passion romantique.
Grand roman traduit du kaaps
Ce n’est pas tous les jours que paraît en français un roman traduit du kaaps, la langue des métis du Cap. Nous découvrons ainsi avec enthousiasme Le cantonnement, classique moderne de la littérature sud-africaine de Ronelda Kamfer. Lecture passionnante d'un roman qui frappe de bout en bout par son inventivité narrative.
