Publié pour la première fois en 1906, Monte Verità. Vérité sans poésie d’Ida Hofmann raconte la création d’une colonie végétarienne au début du XXᵉ siècle en Suisse. Entre récit personnel et essai, ce livre qui relate une expérience humaine et un mode de vie radicaux stupéfie par son actualité.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Des fous singuliers
Malgré une brièveté frappante, Tête-à-tête de Peter Handke impose une lecture et un rythme. Le grand écrivain autrichien signe un livre énigmatique et original qui témoigne d'une virtuosité poétique remarquable. Complexe, mystérieux, stimulant, il célèbre un verbe vivant.
Leçons d’attention
En lisant Chroniques de la vie rurale. Journal d’une naturaliste américaine de Susan Fenimore Cooper, on redécouvre une écrivaine d'une grande lucidité injustement oubliée. On comprend un certain rapport à l'environnement et les sources du très à la mode nature writing.
Conte palestinien
Le secret de l'huile, conte écrit par le Palestinien Walid Daqqa en prison, ne s'adresse pas qu'aux enfants. Il porte un regard lucide sur la violence en Palestine et fait briller quelques lueurs d'espoir.
En bref : la singularité des êtres
Que l'on parle d'anthropologie ou que l'on se fasse biographe d'Erik Satie, que l'on rédige des reportages ou que l'on tienne ses carnets intimes, on semble ne jamais finir de chercher à dire justement la singularité des êtres.
En Finlande, c’est-à-dire ailleurs
Si la littérature finlandaise est souvent perçue comme périphérique, il suffit de lire ensemble les livres de Rosa Liksom, Leena Krohn et Katariina Vuori pour se convaincre du contraire et découvrir qu'elle propose un décentrement essentiel et intense, loin des certitudes et des identités gelées.
Un fleuve court sous l’arbre
Tarjei Vesaas n'est pas seulement un grand prosateur encore trop méconnu, c'est aussi un auteur prolixe de théâtre. Son superbe Adieu à l’arbre, magique et grave, condense tous les mystères d'une œuvre.
Les années perdues
Les romans de Jens Christian Grøndahl inventent un puissant sentiment de familiarité avec le lecteur. Au fond des années passées trouve cet équilibre fragile qui permet à l'écrivain de toucher à l’esprit de notre temps.
Une littérature oubliée
Rien n'a vieilli dans l’œuvre de Vladimir Tendriakov, dont on réédite aujourd'hui Le printemps s'amuse. Du chaos des êtres et des choses, l'écrivain russe tire une leçon lumineuse où les brisures mêmes trouvent leur place.
La Russie à l’épreuve de Dostoïevski
La nouvelle traduction des Frères Karamazov par Sophie Benech offre l’occasion de revisiter l’œuvre de Dostoïevski et de mieux analyser la Russie. Plus que jamais, le lyrisme du roman en fait davantage une épopée qu’un drame.
Prédire le passé
Judith Schalansky a un talent très singulier qui l’autorise à braver la vraisemblance et à exploiter la puissance d’évocation que recèle un objet, un habit, une image, une couleur. En témoigne aujourd'hui Le bleu ne te va pas, un roman enchanteur.
La boutique claire-obscure de Maggie Nelson
Les Argonautes a imposé Maggie Nelson comme une voix essentielle dans le champ littéraire américain. Avec Pathemata, histoire d'une douleur envahissante, elle poursuit son exploration au carrefour de la vie et du texte.
