Dans la tête de Narendra Modi constituera un soutien moral majeur et une source utile à toutes celles et ceux qui luttent contre l'actuel Premier ministre indien et sa politique. Se lisant comme un thriller politique, il décrit l'itinéraire de son projet : imposer une vision de l'histoire indienne sous un prisme ultranationaliste et hindouiste.
Essais
Sans prétendre tout dire sur un sujet, les essais présentent un point de vue personnel qui peut être original, percutant ou particulièrement profond. En attendant Nadeau en fait la critique en essayant de mettre en avant ceux qui dégagent les grandes tendances du monde actuel.
Trois fois Taïwan
Le 13 janvier dernier, l'élection présidentielle taïwanaise a placé l’île au cœur de l’actualité internationale. Trois ouvrages récents explorent la tumultueuse histoire de Taïwan, la construction de son identité et ses relations avec la Chine. Des textes qui reviennent sur le temps long pour éclairer le présent.
La littérature, encore !
Plutôt que la définir, trois essais de ce début d'année remettent sur le métier la raison d'être de la littérature, dans un esprit mêlant colère et dérision. Tandis qu'un collectif d'auteurs repolitise la littérature, Mačko Dràgàn revient à un surréalisme anarchiste et Claro réfléchit à l'échec.
Le surréalisme sous l’Occupation
Nous n'en finissons pas de redécouvrir la richesse du mouvement surréaliste. Ainsi, le livre de Léa Nicolas-Teboul nous fait plonger avec passion dans l'aventure du groupe injustement oublié « La Main à plume » et rappelle une partie méconnue de l’histoire littéraire sous l’occupation allemande.
Dans la marge d’une biographie
En cherchant pourquoi Michel Foucault a dû quitter précipitamment son poste à Varsovie, Remigiusz Ruzinski offre un tableau documenté et passionnant de la vie homosexuelle et de sa répression dans la Pologne communiste.
L’échelle de la révolution
L'anarchiste Gustav Landauer voulait changer la société à mesure humaine. L'ouvrage qu'Anatole Lucet lui consacre redonne la mesure de la pensée d'une théorie de la rupture qui s'éprouve dans chaque expérience collective pour un socialisme affranchi de l'État.
Dans l’ère Facebook
Polyvalente, la romancière Zadie Smith ne limite pas ses intérêts, ils sont d’une hétérogénéité piquante. Son deuxième recueil d'essais dits « à vocation libre » fait des expressions médiatiques de la société contemporaine le point de départ d'une analyse en profondeur de notre époque.
Hiérarchie céleste, hiérarchie terrestre
C'est à propos des anges que le mot « hiérarchie » a été inventé. C'est donc à partir d'eux que le philosophe Emanuele Coccia entreprend de penser les liens entre théologie et politique. Avec l’affirmation qu’elle porte au sujet des anges, l’Église professe une véritable théorie politique.
Augmenter la réalité
L'artiste plasticienne Stéphanie Solinas n'est pas la première à voyager dans le grand Ouest américain. Mais elle ne se contente pas d'un récit fasciné devant l'aventure, la contre-culture ou l'innovation technologique. Dans son livre L'Être plus, elle en fait l'espace d'une réalité augmentée.
Dans les prisons israéliennes
Dans son témoignage Prisonnier de Jérusalem, l'avocat franco-palestinien Salah Hammouri raconte son expérience de détenu politique pendant dix ans. Son récit éclaire le rôle central du système carcéral dans la politique israélienne d'occupation.
La question Camus
La virulence des critiques adressées à Oublier Camus d'Olivier Gloag interpelle : qu'y a-t-il dans ce livre qui dérange tant, en particulier à droite ? Pour le comprendre, En attendant Nadeau sollicite le point de vue d'Yves Ansel, qui a travaillé sur la postérité de Camus. S'il a tendance à noircir le tableau, le pamphlet d'Olivier Gloag a le mérite de montrer que Camus fut un écrivain colonial. Il faut y revenir pour comprendre la France contemporaine.
Une révolution pour la conservation de la nature
Le politologue Bram Büscher et l’anthropologue Robert Fletcher cherchent à transformer d’un même élan la conservation de la nature et le monde dans lequel elle est mise en œuvre. Ils recourent pour cela à la « conservation conviviale », qui repose sur une politique de l’équité, du changement structurel et de la justice environnementale.
