Sébastien Omont

Le scénariste et la dictature

Léo Henry retrace le destin d'Héctor Oesterheld, scénariste d'une bande dessinée devenue culte en Argentine, assassiné par la dictature en 1978. Et montre comment la fiction permet d’éclairer les réalités que les tyrannies tentent de cacher ou d’effacer.

Le père du texte

Rodrigo Fresán raconte, à la croisée des genres et des formes, la relation complexe qui unit Herman Melville et son père, Allan, marchand raté mort en traversant l’Hudson gelée. Un roman immensément inventif qui explore les ressorts de la création, le poids de l’insuccès et, plus encore, les mystères de la transmission.

Anges du bizarre

Entre maladie mentale et onirisme déstabilisant, trois ouvrages d’Yves et Ada Rémy, Jeff Noon et Jan Weiss constituent le programme de ce nouvel épisode de notre chronique des mondes imaginaires.

Zanzibar, l’île des esclaves

Le Soudanais Abdelaziz Baraka Sakin décrit dans La princesse de Zanzibar une société bâtie sur l’esclavage et la cruauté, et la façon dont certains êtres se creusent au sein du plus grand malheur des espaces de liberté.

Raconter l’interzone

Après Le pont de Bezons, Jean Rolin poursuit ses expéditions aux dimensions plus modestes avec La traversée de Bondoufle, où il arpente la frontière entre la métropole parisienne et son immédiate campagne.

Puissantes clameurs post-exotiques

On retrouve dans Débrouille-toi avec ton violeur toute la force et l’inventivité du post-exotisme d’Antoine Volodine, où le travail de la langue permet de créer des espaces libérés de l’oppression.

Fantaisies féminines

Les traductions des livres de Claire North, Priya Sharma et Michael McDowell, et la réédition de La trilogie du Losange de Françoise d’Eaubonne, donnent l’occasion de revenir sur la féminisation des littératures de l'imaginaire.