Sébastien Omont

Le père du texte

Rodrigo Fresán raconte, à la croisée des genres et des formes, la relation complexe qui unit Herman Melville et son père, Allan, marchand raté mort en traversant l’Hudson gelée. Un roman immensément inventif qui explore les ressorts de la création, le poids de l’insuccès et, plus encore, les mystères de la transmission.

Anges du bizarre

Entre maladie mentale et onirisme déstabilisant, trois ouvrages d’Yves et Ada Rémy, Jeff Noon et Jan Weiss constituent le programme de ce nouvel épisode de notre chronique des mondes imaginaires.

Zanzibar, l’île des esclaves

Le Soudanais Abdelaziz Baraka Sakin décrit dans La princesse de Zanzibar une société bâtie sur l’esclavage et la cruauté, et la façon dont certains êtres se creusent au sein du plus grand malheur des espaces de liberté.

Raconter l’interzone

Après Le pont de Bezons, Jean Rolin poursuit ses expéditions aux dimensions plus modestes avec La traversée de Bondoufle, où il arpente la frontière entre la métropole parisienne et son immédiate campagne.

Puissantes clameurs post-exotiques

On retrouve dans Débrouille-toi avec ton violeur toute la force et l’inventivité du post-exotisme d’Antoine Volodine, où le travail de la langue permet de créer des espaces libérés de l’oppression.

Fantaisies féminines

Les traductions des livres de Claire North, Priya Sharma et Michael McDowell, et la réédition de La trilogie du Losange de Françoise d’Eaubonne, donnent l’occasion de revenir sur la féminisation des littératures de l'imaginaire.

Une somme romanesque

Une somme humaine est l’autobiographie d’une morte, qui raconte avec une grande liberté formelle sa vie tragique. Le nouveau livre de Makenzy Orcel se distingue par sa sensibilité et sa justesse.