«Il avait la littérature chevillée au corps, je veux dire par là qu’il savait analyser une œuvre et en transmettre la passion d’une manière tout à fait libre et souvent surprenante, mais aussi, comme ce fut le cas lors d’un colloque sur Tolstoï à la Bibliothèque de France, qu’il était capable de piquer une saine colère lorsqu’il estimait qu’une trahison de sens se profilait.»
Littérature française
Sur cette page, vous trouverez tous nos articles sur la littérature française en prose. Et également les critiques d’En attendant Nadeau sur la littérature francophone. Qu’elle vienne du Québec, de Belgique, de Suisse, ou d’Haïti, d’Afrique et du Liban.
En attendant Nadeau s’attache à rendre compte des évolutions de la littérature française, en particulier lors de chaque rentrée littéraire.
Pierre Pachet (1937-2016)
En attendant Nadeau est en deuil. Elle perd l’un de ses fondateurs, le fougueux compagnon de route de la Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, l’écrivain sensible ouvrant des territoires toujours plus nombreux à l’autobiographie, le critique subtil, parfois emporté, intelligent toujours.
Verne, l’œuvre phénix
C’est le plus secret Jules Verne qui se révèle ici, celui qui a bien mérité les admirables vignettes hallucinées de Riou, que La Pléiade reproduit. Un Jules Verne surréaliste qui ose rêver les yeux ouverts au-delà de sa tâche d’éducateur, qu’il accomplit cependant avec conscience.
L’amour, l’adolescence
Dans le roman en vers de Christian Prigent, Les Amours Chino, la langue poétique et les corps des personnages ont la même légèreté joyeuse et la même puissance.
La Guerre sous des cieux imperturbables
Nous autres à Vauquois d’André Pézard qui fut sous-lieutenant et lieutenant pendant la Première Guerre mondiale, est l’un des témoignages les plus ambitieux et les plus terribles sur celle-ci.
Le bonheur n’est pas dans le pré
Dans Le dernier des Baptiste, comme dans plusieurs des précédents ouvrages de Jean-Marie Chevrier, l’action se situe en Creuse, un peu en Haute-Vienne, et pour une unique et malheureuse tentative de déterritorialisation amoureuse, on voit aussi le héros de ce roman agricole se rendre à Vichy dans l’Allier.
Un promeneur avisé
D’ascendance haïtienne et française, poète, essayiste, romancier, Ludovic Janvier a passé la plupart de son temps à chercher les mots qui diraient, respiration mise à part, le plus clair de sa vie.
Mises en abîme
« contre toute raison, ce soir, en dépit de ce désespoir fait de tous nos désespoirs, pour la première fois de ma vie, je crois que je suis heureux, je ne cherche pas à comprendre, et je le note pour ne pas l’oublier, Ce soir, je crois que je suis heureux »
Dans les coulisses de l’Histoire
Humour, peur, lucidité, désespoir : Hélène Hoppenot, épouse d’ambassadeur, raconte les quatre années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale dans le deuxième volume de son Journal.
Entretien avec Nicolas Cavaillès
Avec précision et finesse, Nicolas Cavaillès fait le portrait des Huit Enfants Schumann dans une langue où affleurent l’émotion et la sensibilité d’un regard toujours bienveillant.
Autoportraits
« Une fête est-elle meilleure parce qu'elle est plus longue ? Ma vie est une fête, une fête courte et intense », note Paula Modersohn-Becker (1876-1907), à qui Marie Darrieussecq consacre un essai biographique :Être ici est une splendeur.
Oublier mode d’emploi
Dans Je ne me souviens pas, récit fragmentaire, Mathieu Lindon feint d’oublier ses souvenirs personnels les plus aigus.
