Éric Loret

Fruits d’arrière-saison

Nagori de Ryoko Sekiguchi s’inscrit dans la lignée des physiologies du goût dont Brillat-Savarin a inauguré le genre : des traités d’esthétique passant par l’estomac.

Un déracinement absolu

Entre la France et le Sénégal, Je suis quelqu’un d'Aminata Aidara raconte un déchirement identitaire.

Je m’en vais et je reviens (sur la bêtise en art)

L’art bête est fascinant : il copie et répète, en moins bien, l’art beau. Même quand il est naïf, il a quelque chose de snob, que les maîtres du kitsch, comme Koons, exploitent avec rouerie, mais aussi avec candeur.

L’art de ne pas exister

Dans L'art suisse n'existe pas, l'humeur est à la provocation. C'est la manière habituelle de Michel Thévoz, 82 ans, historien de l'art et ancien directeur de la Collection de l'Art brut de Lausanne.

La lecture heureuse à venir

Les deux ouvrages de Cyrille Martinez témoignent du malaise des écrivains en abordant deux versant d’une « crise » de la littérature : la lecture et l’écriture.

Les voies de l’insuccès

On ne vit que deux fois d’Hélène Bessette est une courte autobiographie inédite. Elle y expose sa poétique, tout en cherchant à comprendre pourquoi elle n’a jamais été reconnue à sa juste valeur.

Misérables critiques

BettieBook, satire impitoyable de l’univers de la critique contemporaine signée Frédéric Ciriez, interroge notre travail à l’heure de la communication permanente.

Poésie sans emploi

Noémi Lefebvre écrit à partir d'un point existentiel à la fois très précis et impossible à situer, quelque part entre le dedans et le dehors du sujet.

Toujours tout près du Paradis

Défions l’augure d'Hélène Cixous est un livre assez peu narratif, marqué par la métamorphose et les déplacements constants, dans lequel il s'agit d'aller comme Hamlet vaillamment à la mort.

Contre l’imbécillité

Rages de chêne, rages de roseau repose, comme souvent chez Mathieu Lindon, sur la figure du paradoxe.