À la Une

Diderot ou le Paris sentimental d’un philosophe

Diderot paris

Diderot par Louis-Michel van Loo

Le jeune Diderot arrive à Paris en 1728 : il a quinze ans, il est tonsuré depuis trois ans, il est destiné à la prêtrise. Obéissant, il étudie à la Sorbonne la théologie et la philosophie, et il obtient en 1732 le grade de maître ès arts de l’Université. Mais la vie de la capitale a séduit le jeune homme et l’écarte de la religion. Désormais « le Paris de Diderot structure la vie, la sensibilité, la personnalité et finalement l’œuvre du philosophe », avec deux pôles, le Quartier latin, et ses libraires, et le Palais-Royal, et ses galanteries.
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par Jean Lacoste

Messages en prose à l’Amérique et au monde

Walt Whitman manuel d'Amérique

Walt Whitman © US Archives

Manuel d’Amérique, publié aux éditions José Corti, rassemble une série de textes en prose que Walt Whitman a écrit au cours de sa vie  en parallèle à son œuvre poétique. Il se compose de deux sections : la plus courte est le texte « Manuel d’Amérique » long d’une trentaine de pages que Whitman n’a jamais publié de son vivant, la seconde est un pot-pourri d’une trentaine de textes de longueurs inégales (articles, notes, préfaces aux éditions de Feuilles d’herbe), dont le célèbre « Perspectives Démocratiques ».
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par Claude Grimal

Dans la tête de Mrs Sweet

Jamaica Kincaid Dans la tete de Mrs Sweet

Jamaica Kinkaid © Annie Leibovitz

Jamaica Kincaid est une styliste. Sa prose est remarquable et ses traducteurs le sont tout autant. Voyons voir, son dernier roman, paru plus de dix ans après le précédent, est de ces textes qui interpellent et qui laissent une empreinte. Pourquoi ? Parce que Jamaica Kincaid est une styliste, tout simplement.
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par Santiago Artozqui

Je est un lion

lion audeguy

Histoire du lion Personne de Stéphane Audeguy n’observe pas les humains « au nom de » l’animal, à la manière de Je suis un chat de Natsume Sôseki, ni ne livre de messages détournés à la manière des Fables de La Fontaine. Il fait un pas de côté, écrivant avec le plus de rigueur possible, comme il aurait écrit l’histoire d’un homme, celle d’un individu en son temps. Il le place ainsi au centre de l’histoire.
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par Pierre Benetti

La femme formidable

delaume sorcières de la république

Chloé Delaume © Hermance Triay

Un procès destiné à lever le voile sur le « Grand Blanc » s’ouvre dès la première page de ce surprenant et jubilatoire texte de Chloé Delaume, Les Sorcières de la République. Le lecteur en même temps que le « peuple de France » suit les cinq jours de ce procès où comparaît la Sybille, en 2062, au Tribunal du Grand Paris, anciennement Stade de France.
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par Gabrielle Napoli

Athènes, 12.02.12

Galanaki athènes

Incendie du cinéma Attikon (Athènes), dans la nuit du 12 au 13 février 2012.

Auteur de sept romans et figure éminente de la scène littéraire grecque, Rhéa Galanaki avait été remarquée il y a plus de dix ans pour le brillant récit historique Ismaël Férik Pacha, son seul texte traduit en français jusqu’ici. Dans L’ultime humiliation, l’auteure dépeint les tribulations d’une famille en proie à des oppositions tant générationnelles que politiques. Cette fresque athénienne s’impose comme l’une des premières œuvres abordant frontalement la crise grecque. Aussi renseigné que bien des essais et d’une rare puissance évocatoire voilà, de bout en bout, l’épopée de la nuit tombée sur tout un peuple.
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par Ulysse Baratin

Notre Butor

Butor prééminence du visible

Illustration de Maud Roditi

Le chemin se termine mais l’écho de sa grande liberté ne cesse de retentir. Chaque lecteur se doit de poursuivre sa lecture, au sens propre infinie, de l’œuvre de Butor.
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par Yves Peyré

Le grand intervenant

edgar morin l'esprit du temps l'herne

Edgar Morin © Jean-Luc Bertini

Edgar Morin est un homme sympathique, chaleureux, ouvert et généreux. Son œuvre est à son image : vaste, plurielle, ambitieuse, riche. Comme le dit Régis Debray dans l’un des nombreux hommages qui composent ce Cahier de l’Herne, seuls les sectaires peuvent lui reprocher d’aimer être aimé. Pourtant, n’aurait-il pas gagné à être un peu plus sectaire ?
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par Pascal Engel

Et aussi…

La famille imaginée

Celle que l’on présente comme « la grande dame de la littérature polonaise » d’avant-guerre, Zofia Nałkowska, nous est pratiquement inconnue en France. Les hasards de l’édition nous permettent de découvrir enfin en français deux de ses dernières œuvres : Les impatients et Médaillons.
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par Jean-Yves Potel

Frissons
de langage

Guy Goffette a commencé à publier en 1971. Quarante-cinq ans et quarante titres plus tard, il donne Petits riens pour jours absolus. Aucun des soixante poèmes, surgis au gré de hasards sur près de dix ans, ne souffre d’une cheville, d’une rime attendue, d’une image forcée. Tous sont des frissons de langage.
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par Gérard Noiret

Camera
diabolica

Jean-Louis Comolli porte un regard théorique sur les vidéos de propagande de l’Etat Islamique, sans s’arrêter seulement à juger de « l’immoralité » supposée de cette insurrection hors-la-loi. L’abjection n’est pas que dans le fond, mais dans la forme.
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par Guillaume Basquin

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