Infernus Iohannes, Débrouille-toi avec ton violeur Antoine Volodine En attendant Nadeau
Antoine Volodine © Jean-Luc Bertini

« Va savoir » : entretien avec Antoine Volodine

Rentrée littéraire 2026 – Antoine Volodine couronne son œuvre en publiant simultanément onze livres sous la signature d’Infernus Iohannes. Dans un grand entretien, il a répondu à nos questions collectives sur cette « performance éditoriale » hors du commun et sur son œuvre en général.
Manuela Draeger, Arrêt sur enfance.
Carte rituelle bouddhiste (XIXᵉ s.) (Détail) © CC0/WikiCommons

Cauchemar post-exotique

Les parutions d’œuvres post-exotiques résonnent comme un compte à rebours. Arrêt sur enfance, de Manuela Draeger, avant-dernier livre d’une entreprise romanesque de grande ampleur, se lit comme le conte navré d’une nuit qui ne se termine plus.
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Antoine Volodine Vivre dans le feu
Étincelles © Domaine public

Les débuts de la fin

Parmi la palette d’émotions offertes par la quarantaine de livres classés sous le nom du « post-exotisme » depuis le premier il y a quarante ans, celle qui provient de Vivre dans le feu est toute particulière. Plus encore que les autres, ce roman, présenté comme le dernier d’Antoine Volodine, traite de la fin d’une histoire et d’une vie. Et pourtant, il est entièrement tourné vers une initiation, c’est-à-dire un début. Si l’œuvre signée Volodine s’arrête, celle du post-exotisme continue.
Antoine Volodine © Collection Particulière

Puissantes clameurs post-exotiques

On retrouve dans Débrouille-toi avec ton violeur toute la force et l’inventivité du post-exotisme d’Antoine Volodine, où le travail de la langue permet de créer des espaces libérés de l’oppression.
Antoine Volodine Vivre dans le feu
Midsummer (Lappeenranta, Finlande) © CC-BY-SA-3.0/Petritap/WikiCommons

Par où point le brasier

Le feu, tel que le conçoit Antoine Volodine dans son dernier roman, nous tient en haleine et nous fascine : il représente un aspect important de ce qui nous arrive dans un monde qui a malheureusement toutes les chances de s’embraser encore davantage. 
Les filles de Monroe, d'Antoine Volodine : l'espace noir
Antoine Volodine © D.R.

L’espace noir

Le nouveau roman d’Antoine Volodine, explore le noir au moyen de plusieurs approches projectives : par sa lumière, par son espace et par ses fantômes.
Les filles de Monroe, d'Antoine Volodine : le lion devenu vieux
Antoine Volodine © Jean-Luc Bertini

Le lion devenu vieux  

Quarante-cinquième pierre de l’édifice post-exotique d’Antoine Volodine, Les filles de Monroe raconte le naufrage de toutes les illusions.
Manuela Draeger, Kree
« Kree », Manuela Draeger (Détail) © L’Olivier

La mémoire post-exotique

Dans ce quarante-quatrième opus de l’œuvre post-exotique, le plus souvent signée par Antoine Volodine, Manuela Draeger raconte l’histoire de Kree, tueuse amnésique dans un monde privé de culture de la mémoire par la violence politique.
Antoine Volodine, Frères sorcières
Antoine Volodine © Jérôme Panconi

Le monde entrevoûté

Frères sorcières confirme la capacité de l’œuvre radicalement singulière d’Antoine Volodine à se poursuivre tout en se réinventant à chaque fois.
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Lutz Bassmann, Black Village. Narrats
Lutz Bassmann, aussi connu sous le nom d’Antoine Volodine © Jean-Luc Bertini

Fragments de la vacherie universelle

Dans le nouveau recueil de Lutz Bassmann, hétéronyme d’Antoine Volodine, la narration se suspend, s’interrompt, pour redonner une force superbe à la fiction.
Infernus Iohannes
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

« Retour au goudron » en dix lectures, lecture onze (1/2)

Rentrée littéraire 2026 – Antoine Volodine, alias Infernus Iohannes, nous offre simultanément onze livres. Il réussit le tour de force de ne pas se répéter. Premier volet des onze lectures de cette œuvre au noir hantée par l’idée de la fin et le comique de l’absurde.
Antoine Volodine
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

« Retour au goudron » en dix lectures, lecture onze (2/2)

Rentrée littéraire 2026 – Suite et fin des recensions des livres d’Antoine Volodine, alias Infernus Iohannes, tirés du projet Retour au goudron. Onze variations tragiques et jubilatoires sur une humanité aussi insane que poignante.
Infernus Iohannes Antoine Volodine
Macau, le port intérieur © Antoine Volodine

Hendécalogie des confins

Rentrée littéraire 2026 – L’œuvre absolument singulière d’Antoine Volodine représente la narration elle-même, l’invention du récit que nous faisons du monde. Les onze opus terminaux issus de Retour au goudron et signés Infernus Iohannes affirment paradoxalement, d’histoire en histoire, une œuvre sans fin.
Portrait © Anna D’Elia

Traduire le post-exotisme : entretien avec Anna D’Elia

Rentrée littéraire 2026 – Anna D’Elia a traduit vers l’italien sept livres signés Antoine Volodine. Elle revient sur les enjeux de traduction de « l’édifice post-exotique » et sur sa réception en Italie.