Le premier roman de Timothée Zourabichvili est une révélation. En racontant quelque chose qui semble indicible, Plomb démontre, avec inventivité et maîtrise, que la littérature peut trouver des formes pour tout exprimer. Un texte bref, puissant, abrasif, rare.
Littérature
Malgré les disparitions
Quelques années après sa découverte, la vache de mer, victime de la chasse, s'éteignit. Les enthousiasmants romans d'Adèle Rosenfeld et d'Iida Turpeinen en font l'incarnation du vertige des extinctions autant que de la vibration du vivant.
Recherches de la vérité
Un essai politique et littéraire, un roman, des souvenirs, des poèmes : quatre formes qui nous invitent à penser et éprouver notre quête obstinée de vérité.
Huître ou galet ?
Fossiles, de Laurence Potte-Bonneville, est un récit virtuose qui pousse à s'interroger sur comment nous lisons et pourquoi. Un plaisir que l'on ne peut bouder.
Quand la voix coïncide : entretien avec Séverine
Dans son poème Décharge, Séverine désigne les mécanismes de l'inceste, d'une domination et d'une violence intolérables. Un texte d'une très grande intensité dont il faut entendre la portée.
Retour amoureux au Mexique
Dans son dernier livre, J. M. G. Le Clézio rend un magnifique hommage à la culture et à la littérature du Mexique. De la poésie baroque à Juan Rulfo, c'est avec un enthousiasme communicatif que le Prix Nobel 2008 fait l'éloge d'un monde métissé.
Impressions algériennes
L'Algérie se raconte dans plusieurs langues et fait découvrir des voix littéraires. On en sera plus que convaincu en lisant un texte d'Assia Djebar et deux livres en langue arabe de Khier Chouar et de Ghizlan Touati.
Une vie en quête de soi
Mes meilleures années est le dernier tome du journal de Charles Juliet. La lecture posthume de ces ultimes fragments apparaît profondément émouvante et suscite l'envie de se plonger dans un monument diaristique.
La rentrée littéraire d’hiver 2026 : une rentrée sauvage
La rentrée littéraire d'hiver semble prendre le contre-pied de celle de septembre. En voici un tour d'horizon qui traverse des livres d'une grande diversité. On y perçoit une vraie audace et une inventivité irriguant des textes forts qui nous confrontent aux duretés de la société qu'on essaie de nous imposer.
Le seul fils
Avec Hors champ, Marie-Hélène Lafon poursuit, avec discrétion, une œuvre d'une grande cohérence. Elle y raconte des histoires minuscules, explore notre sentiment de provenance et le trouble de nos vies.
Advienne que pourra
François Bégaudeau est un romancier qui a décidément plus d'un tour dans son sac. Après L'amour, son Désertion s'impose comme un récit inventif qui prend le réel de biais et se joue sans cesse de nos attentes.
En bref : sa vie et son identité
Il y a différentes manières de parler de son identité ou de celle des autres. On le constate avec joie en lisant Robert Evans, Amélie Durand, Léa Arthemise, Vincent Kaufmann ou encore Caterina Bandini.
