Le 13 janvier dernier, l'élection présidentielle taïwanaise a placé l’île au cœur de l’actualité internationale. Trois ouvrages récents explorent la tumultueuse histoire de Taïwan, la construction de son identité et ses relations avec la Chine. Des textes qui reviennent sur le temps long pour éclairer le présent.
Littérature étrangère
Cette page rassemble les articles sur des livres traduits, romans, récits ou textes autobiographiques. Depuis 2016, En attendant Nadeau traite des grands domaines linguistiques. Comme de la littérature étrangère des langues moins traduites en français.
Parce que la littérature, sans être uniforme, n’a pas de frontière, nous voulons nous ouvrir à tout ce qui peut se faire d’intéressant autour du globe et nous parvient en traduction. Et même parfois à ce qui devrait être traduit. Traducteurs et traductrices nous guident dans les langues comme dans autant d’espaces de liberté.
Anarchie et amour chez Emma Goldman
La révolution comme mode de vie de Vivian Gornick raconte la vie passionnante d’Emma Goldman. Un parcours qui entremêle politique, sentiment, érotisme jusqu'au vertige et redonne à cette figure clé de l’anarchisme international au tournant du XXe siècle la place qu'elle mérite.
« Emma Goldman, ennemie du mouvement féministe » : entretien avec Vivian Gornick
Le portrait de l'anarchiste Emma Goldman par Vivian Gornick est saisissant et surprenant. Intrigué par les choix faits dans cette biographie, EaN interroge l’essayiste et féministe, qui explique son travail et la manière dont elle perçoit le mouvement féministe aujourd'hui.
Mon père Wari’
Dans Paletó et moi, l'anthropologue brésilienne Aparecida Vilaça se souvient de l'homme qui était devenu peu à peu son père adoptif parmi la communauté autochtone où elle enquêtait. Son récit profond et drôle fait une histoire intime des bouleversements connus par les Wari', dans une approche enthousiasmante de l'ethnologie.
Déambulation d’exil
Hisham Matar avait depuis treize ans abandonné le roman. Il y revient avec Mes amis, livre élégant et parfaitement maîtrisé, qui oscille entre jeux de la mémoire et déambulation dans Londres. On y retrouve sa lucidité face aux conflits de l'exil, au déracinement, à la solitude et à l'histoire récente et terrible de la Libye.
Chronique d’une disparition
Il y avait du poison dans l’air, qui s'achève sur l'explosion du port de Beyrouth en 2020, est sans doute le plus beau roman de Jabbour Douaihy, disparu quelques mois après. Il s'y entend une déclaration d’amour à ses lieux fondateurs, à la vie qui le quittait et s'y porte un regard lucide sur la situation dramatique de son pays.
La guerre dans la forêt
Inspiré d'un fait réel, magistralement composé, Eva et les bêtes sauvages d’Antonio Ungar est un roman de guerre presque paradoxal. Avec une grande liberté, entre chronique et fable, l'écrivain y assume le passage par la fiction pour parler du réel et de la violence de la Colombie de ces dernières décennies.
Un nouveau Törless
Sous le titre Les égarements de l'élève Törless paraît une nouvelle traduction, due à Dominique Tassel, du célèbre roman de Robert Musil. Sa tension narrative tient au rapport entre le geste destructeur de son auteur et la construction d'un conte philosophique et spéculatif.
Richard Glazar à Treblinka
Enfin traduit en français, Derrière la clôture verte. Survivre à Treblinka est un ouvrage essentiel pour comprendre le système d'extermination nazi. Le texte de Richard Glazar, témoin essentiel des procès de Treblinka et du Shoah de Lanzmann ouvre un espace de conscience morale pour les survivants.
Relire Beloved
Pour En attendant Nadeau, Mohamed Mbougar Sarr a relu Beloved de Toni Morrison, dans sa nouvelle traduction par Jakuta Alikavazovic. Comment cette nouvelle interprétation change-t-elle l'un des plus célèbres romans états-uniens du XXe siècle ? D'où vient le sentiment de faire face, de phrase en phrase, à une densité qui surprend tant le lecteur ? Et que nous fait-il ressentir de Toni Morrison aujourd'hui ? L'auteur de La plus secrète mémoire des hommes (prix Goncourt 2021) mène l'enquête.
Le sang coule, l’encre suture
La maison de la faim de Dambudzo Marechera est probablement le grand livre du jeune écrivain zimbabwéen mort en 1987 à trente-cinq ans. Il méritait une belle nouvelle traduction qui remette en lumière un texte qui fait éprouver la condition noire dans sa réalité la plus organique.
Un roman de chevalerie de la Renaissance en yiddish
Arnaud Bikard réussit la prouesse de restituer en alexandrins un texte écrit en yiddish ancien du XVIᵉ siècle : les aventures du chevalier Paris et de la princesse Vienne, directement inspirées de l'Arioste.
