Trois livres d'Erri de Luca : Le Plus et le Moins, des chroniques, Le Cas du hasard, « escarmouches » avec un biologiste, et une pièce, Le Dernier voyage de Sindbad.
Norbert Czarny
Mémoire en noir et blanc
« Il n’y a que pendant les guerres que s’élucubre / la démolition des ilôts insalubres. » Ces vers de Queneau, dans Courir les rues, pourraient servir d’exergue à trois livres récemment parus, qui parlent d’un Paris disparu, ou qu’on s’inquiète de voir disparaître : Une traversée de Paris, d’Éric Hazan, Paris Marais 43 de Patrice Roy, et Paris transformé, d’Isabelle Backouche.
La fille de dix-huit ans
Déconstruire ou désenfouir, pour reprendre ces verbes qu’emploie Annie Ernaux, c’est donc faire le geste de l’archéologue, qui ôte la poussière ou le sable de l’instant pour retrouver l’objet, certes abimé, fragile mais réel, tangible.
Un gai désespoir
Le dernier des métiers, qui rassemble des entretiens avec Marguerite Duras, nous laisse entendre sa voix un peu rauque, ses silences, ses rires, ses colères.
Une puissante envie de vivre
Le journal de Yitskhok Rudashevski a été retrouvé dans une cachette du ghetto. L’une des particularités de cette prison-là est en effet que les Juifs enfermés y avaient conçu des « malines », servant à cacher de la nourriture, des livres, et à tenter d’échapper aux rafles, à la liquidation du ghetto.
Un roman d’éducation
Un beau début reprend l’éternelle histoire de Narcisse, mourant de se contempler dans un miroir d’eau, celle de Nana dont le corps triomphe un temps, celle d’Emma Bovary qui rêve de langueurs en Italie. C’est un roman d’apprentissage et l’histoire, si balzacienne dans son motif, d’une provinciale montant à Paris, qui plus est sur les Champs-Élysées.
Autoreportage
Emmanuel Carrère agace, irrite ou exaspère ; il suscite l’intérêt, souvent, l’admiration plus souvent encore.
Rencontre avec Patrick Lapeyre
Le mardi 9 février 2016, à l'occasion de la parution de La splendeur dans l'herbe, Patrick Lapeyre s'entretenait avec Norbert Czarny, collaborateur d'En attendant Nadeau.
Une place dans les pages
Tout semble en suspension dans les récits composites de Mademoiselle Haas. Michèle Audin excelle dans ce livre à entremêler les récits d’instants glanés, retrouvés ici et là dans des archives, et à faire le portrait vivant de femmes prises dans l'Histoire.
Amour faucon
D’une certaine façon, Veracruz est un roman centrifuge ; la dernière page lue, on a envie de reprendre la lecture pour en trouver les clés.
Echenoz, excessif
On l’aura compris, on est dans un roman d’Echenoz, et depuis longtemps on n’avait pas autant ri.
Un voyage à travers le cinéma scorsesien
L'exposition consacrée au maître américain à la Cinémathèque française se termine le 14 février.
