Proche de Nietzsche, Erwin Rohde n’a pas connu sa fortune. On peut enfin lire Psyché, l’un de ses chefs-d’œuvre qui nous fait comprendre ce que pensaient les Grecs quand il était question de l’âme.
Philosophie
Le dictionnaire comme livre de combat
Si ce Dictionnaire Nietzsche est une réussite, c’est qu’il ne cherche pas à compenser l’effet d’éparpillement que produit tout dictionnaire en recomposant de belles unités.
Le chant du monde
L’attention que porte à la musique Félicité-Robert de Lamennais, prêtre et penseur de la première moitié du XIXe siècle, mérite qu’on s’y arrête.
Jacob Böhme, cordonnier théosophe
Une biographie de Jacob Böhme (1575-1624), que la tradition connaît comme « cordonnier théosophe », et qui reste pourtant de la famille luthérienne.
Le corps juif
Le petit monde de Jean Baumgarten traite de la conception juive du corps humain. En filigrane, il met en question rien moins que la notion de tradition juive.
Paris des philosophes (22)
Suivons Jean Wahl (1888-1974), philosophe pluraliste et anti-systématique, dans les rues qui entourent la Sorbonne.
En Sorbonne
Ferdinand Alquié fut pendant plus de trente ans professeur à la Sorbonne et y incarna la philosophie. La réédition de ses cours sur les grands rationalistes rappelle ce magistère limpide.
In verbo veritas
Le philosophe britannique William Charlton entreprend dans Metaphysics and Grammar de démythifier la métaphysique.
Retour de la gnose et fin de la religion
Pour Marc Lebiez, le « culte du nouveau » s’enracinerait dans une lointaine tradition religieuse. Inversement, Marcel Gauchet décrit l’émergence d’un « monde moderne » sans « hétéronomie », c’est-à-dire sans « religion » ni tradition.
Kouvelakis, la critique et le Capital
Stathis Kouvelakis raconte son itinéraire intellectuel et politique, sa formation marxiste en Grèce, son rapport (critique) à Louis Althusser et à Nicos Poulantzas, et son amitié pour Georges Labica.
Un repentir de Giorgio Agamben
Après avoir abordé quantité de sujets « graves », Giorgio Agamben s’attaque à un sujet « joyeux et teinté d’un air de plaisanterie » : Polichinelle. Un divertissement sérieux, entre art et histoire.
Comment juger un Eichmann ?
Le cas Eichmann amène à s’interroger sur cette perversion de l’esprit qui fait que l’on va présenter comme le bien ce que toute société humaine normale tient pour le mal : tuer massivement. Voilà ce que, lisant Arendt, Leibovici et Roviello appellent le « pervertissement totalitaire ».
