Pierre Michon continue de nous surprendre ! La preuve, il se lance dans l'écriture théâtrale. Mais son Agéladas d’Argos. Contre Thèbes n'est pas une pièce comme les autres. Débordante d'érudition et de jouissance verbale, elle nous refait plonger dans les obsessions d'un écrivain qui interroge une grande œuvre.
Littérature française
Rien à céder
Avec Zapp & Zipp, Christian Prigent poursuit la publication d'un journal très éclectique. Il y réaffirme une pensée en profondeur de l’écriture, plus particulièrement de celle qu'on appelle « poésie ».
Les forêts de la mémoire
Écrit en français, Le cri du barbeau, de Marius Daniel Popescu, est un roman autobiographique qui oscille entre « pays d'ici » et « pays de là-bas ». Ce texte puissant travaille les thèmes du deuil et de la mémoire en refusant la linéarité.
Anne F. Garréta : « exercer le muscle syntaxique et le nerf sémantique »
Nouvelle livraison de notre « Questionnaire de Bolaño ». Du kung-fu à ses visites chez le dentiste en passant par Marguerite Duras et Alan Vega, c'est Anne F. Garréta qui, alors que reparaît son célèbre Sphinx, joue le jeu.
Utopiales 2025 : diversités en résistance
Le succès du festival de science-fiction des Utopiales à Nantes ne se dément pas. Entre forêts et villes, mécanique quantique et édition, comics et climat, le thème « Singularités » a donné lieu à l'expression d'une diversité joyeuse mais inquiète.
S’élever pour survivre ?
Sur une Terre polluée, trois premiers romans post-apocalyptiques envoient leurs héroïnes en hauteur réfléchir à la manière de réhabiter les sols. Audrey Pleynet, Kritika H. Rao et Lucie Heder nous offrent en même temps des histoires palpitantes.
Un art nourri de destruction
Pot pourri, de Liliane Giraudon, est une sorte de journal, un ensemble de proses elliptiques dont le rêve est le matériau premier. Son style y gagne en force, en concision, en détermination, affirmant une œuvre forte et inimitable.
Écrire l’après-68
Encore et toujours, Mai-68 fait naître des romans. Et les manières de le faire semblent infinies. Il suffit pour s'en convaincre de croiser les lectures des souvenirs politiques de Sorj Chalandon et le texte que consacre David Dufresne à sa grand-mère, l'écrivaine et militante Françoise d'Eaubonne. On y découvre un certain art de ne pas se renier.
Edmond Thomas, le faiseur de livres
L'éditeur et imprimeur Edmond Thomas est mort le 18 octobre. Plein chant. Histoire d’un éditeur de labeur recueille la parole rare d’un artiste dont l’œuvre est un trésor à chérir et à sauvegarder.
En bref : fictions ou essais ?
Essai ou fiction ? Voilà la question dynamique et infinie qui porte un roman de Sigrid Nunez, un conte de Witi Ihimaera, un inédit d'Alfred Döblin, un récit de voyage de Clélia Zernik et une histoire de la marche d'Andreas Mayer.
Le désir d’élucidation
Géographie de l'oubli de Raphaël Sigal et Nuta de Charles Duquesnoy traitent tous deux de la transmission familiale de la Shoah. L'écrivain et l’historien sont renvoyés au même déni dont ils conjurent, chacun à sa façon, la puissance d’effroi et de méconnaissance.
La faille comme lieu privilégié
Lézardes, d'Hélène Frédérick, est un livre singulier, récit autobiographique autant qu'essai sur le métier de correcteur. Son écriture à la fois poétique et précise capte immédiatement l'intérêt.
