Le succès du festival de science-fiction des Utopiales à Nantes ne se dément pas. Entre forêts et villes, mécanique quantique et édition, comics et climat, le thème « Singularités » a donné lieu à l'expression d'une diversité joyeuse mais inquiète.
Littérature française
Sur cette page, vous trouverez tous nos articles sur la littérature française en prose. Et également les critiques d’En attendant Nadeau sur la littérature francophone. Qu’elle vienne du Québec, de Belgique, de Suisse, ou d’Haïti, d’Afrique et du Liban.
En attendant Nadeau s’attache à rendre compte des évolutions de la littérature française, en particulier lors de chaque rentrée littéraire.
S’élever pour survivre ?
Sur une Terre polluée, trois premiers romans post-apocalyptiques envoient leurs héroïnes en hauteur réfléchir à la manière de réhabiter les sols. Audrey Pleynet, Kritika H. Rao et Lucie Heder nous offrent en même temps des histoires palpitantes.
Un art nourri de destruction
Pot pourri, de Liliane Giraudon, est une sorte de journal, un ensemble de proses elliptiques dont le rêve est le matériau premier. Son style y gagne en force, en concision, en détermination, affirmant une œuvre forte et inimitable.
Écrire l’après-68
Encore et toujours, Mai-68 fait naître des romans. Et les manières de le faire semblent infinies. Il suffit pour s'en convaincre de croiser les lectures des souvenirs politiques de Sorj Chalandon et le texte que consacre David Dufresne à sa grand-mère, l'écrivaine et militante Françoise d'Eaubonne. On y découvre un certain art de ne pas se renier.
Edmond Thomas, le faiseur de livres
L'éditeur et imprimeur Edmond Thomas est mort le 18 octobre. Plein chant. Histoire d’un éditeur de labeur recueille la parole rare d’un artiste dont l’œuvre est un trésor à chérir et à sauvegarder.
En bref : fictions ou essais ?
Essai ou fiction ? Voilà la question dynamique et infinie qui porte un roman de Sigrid Nunez, un conte de Witi Ihimaera, un inédit d'Alfred Döblin, un récit de voyage de Clélia Zernik et une histoire de la marche d'Andreas Mayer.
Le désir d’élucidation
Géographie de l'oubli de Raphaël Sigal et Nuta de Charles Duquesnoy traitent tous deux de la transmission familiale de la Shoah. L'écrivain et l’historien sont renvoyés au même déni dont ils conjurent, chacun à sa façon, la puissance d’effroi et de méconnaissance.
La faille comme lieu privilégié
Lézardes, d'Hélène Frédérick, est un livre singulier, récit autobiographique autant qu'essai sur le métier de correcteur. Son écriture à la fois poétique et précise capte immédiatement l'intérêt.
L’affaire Pelicot, le temps des livres
Le procès des viols de Mazan s’est clos le 19 décembre dernier. Déjà quatorze livres ont été consacrés à l’affaire. Cependant, la plupart, plutôt qu’analyser les faits, communient dans l’émotion et blâment le patriarcat.
« Je ne reconnais plus mes enfants »
Fils d’immigrés algériens, le sociologue Smaïn Laacher mesure le grand écart vécu par sa mère depuis son arrivée en France en 1953. Il nous offre un récit tendre qui inscrit son travail sur les expériences migratoires dans sa biographie.
Mémoire clandestine
Quatre jours sans ma mère fait la chronique d’une cité ouvrière très ordinaire et drôle. Mais le premier roman de Ramsès Kefi revient surtout sur le chemin de l’exil encombré de mensonges et de trous de mémoire.
En bref : à qui ressemble-t-on ?
Décidément, de José Emilio Pacheco à Henry James, en passant par Lydie Salvayre, on ne finit jamais d'explorer les liens qui unissent les destinées, nos relations avec les animaux, les liens entre langue et exil et notre rapport à la mort.
