Hugues Jallon mêle un récit autobiographique à une chronique plus distanciée de la naissance de la globalization. Philippe Garnier poursuit ses réflexions loufoques et sagaces sur l’omniprésence des machines, notre pain quotidien.
Cécile Dutheil de la Rochère
À la vie, à la mort, un récitatif
Oliver Rohe est né en 1972 à Beyrouth d’un père allemand et d’une mère libanaise arménienne, quelques années avant le début de la guerre du Liban, dont il se souvient dans ce Chant balnéaire au son rare et à la cadence heurtée.
Les promesses de Minuit
Mathieu Lindon esquive le risque de l’entre-soi grâce à l’humour qu’il distille, grâce aussi à sa manière de partager, en les jetant avec énergie sur la page, des réflexions fort acérées sur le métier et le rôle d’un éditeur.
Dans la nuit de Tervuren
Le musée de Tervuren est l’un des cas exemplaires de la longue et difficile décolonisation des musées. C’est dans ce lieu que Christophe Boltanski a passé « sa » nuit au musée à l’invitation de la collection éponyme.
Au vent malade : Yves Ruper Lecanuet
Né en 1952, Yves Ruper Lecanuet avait publié deux recueils de poésie dans les années 1980-1990. Puis plus « rien ». Jusqu’à ce Journal en souffrance, qui paraît de manière posthume.
Retour de la Kabylie
Xavier Le Clerc propose un portrait sensible de son père, Mohand-Saïd Aït-Taleb, un homme orgueilleux et bafoué, jamais sorti de la pauvreté, hanté toute son existence par trois choses : les chiens, les prises électriques, les couteaux.
« Je ne comprends pas le monde »
Édouard Levé pratiquait la photographie, la performance, l’écriture. Dans ses inédits rassemblés et présentés par Thomas Clerc, on retrouve son écriture semi-automatique, son inventivité, son génie de l’observation, sa sécheresse.
La Conversion
Dans le nouveau livre de Yannick Haenel, Georges Bataille travaille à la Banque de France et ce n’est pas un banquier comme les autres : il a décidé de sauver les insolvables et de racheter les plus pauvres.
Réécrire sa vie avec Lawrence
Le nouveau livre de Rachel Cusk n’est ni un roman ni un essai, mais un texte hybride dans lequel elle transpose l’histoire vraie de Mabel Dodge Luhan et D. H. Lawrence.
Lettres de Despentes
Cher connard est un roman épistolaire, mais la question du genre littéraire est secondaire ; comme toujours chez Virginie Despentes, le premier enjeu est celui de la langue, de la voix.
Scènes de guerre en Ukraine
Mauvaises routes se déroule au cours des années 2014-2016 dans le Donbass, et donne son plein sens à ce qu’on appelle le théâtre documentaire.
Un récit à la casse
Malencontre, le dernier livre de Jérôme Meizoz, est à la fois une histoire d’amour et un polar, plein d’autodérision et légèrement sarcastique.
