Catherine Mazauric

L’épreuve du fils

Dans Je n'ai jamais dit papa, l'écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert traverse l'épreuve de parler de soi. Il signe un livre fort sur la figure du père absent, son enfance, la dictature, la transmission et l'écriture.

Aimer en pays-lock

Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps de Kettly Mars brûle d’une double urgence : aimer et lutter. Dans ce roman situé à Port-au-Prince, l'érotisme féminin se mêle magnifiquement au combat politique.

L’utopie du Ravin

Alors que les romans dystopiques débordent les étals de librairies, il faut lire Terre des sans-patrie de Mahmoud Soumaré qui en déplace habilement les enjeux. Un roman confraternel et humaniste revigorant.

Dissidences caribéennes

Deux romans caribéens revisitent les sombres années 1940. Salves de blues de Daniel Maximin et Port-au-Prince Cotonou de Philomé Robert remettent en lumière avec énergie des figures émancipatrices qu'il faut se rappeler.

L’éloge inépuisable

Humanisme, féminisme et laïcité ne sont pas des legs seulement européens. C'est ce que démontre Fatou Diome dans Aucune nuit ne sera noire, bouleversant hommage à son grand-père et réflexion sur les héritages spirituels.

La marée montante du réel

Dans Le nom des rois, l'écrivain libanais Charif Majdalani revient sur une enfance qui s’achève tandis qu’un monde s’effondre. Il nous offre un récit pudique et lucide à l'ombre de la guerre civile.

Les notes bleues de l’Atlantique noir

La solitude des notes bleues est le premier roman de Katia Dansoko Touré. De part en part infusé de jazz, d’une écriture très maîtrisée malgré le chaos des existences qu’il relate, son récit transcende la mélancolie avec une entêtante note bleue.

Le continent Maran

Le cycle africain rend enfin accessible un ensemble de romans et nouvelles de René Maran, Prix Goncourt 1921 avec Batouala. Des récits parfois animaliers, qui varient les perspectives et les tons pour raconter le monde colonial.

Avanies en avalanche

Expat blues de Lucy Mushita ausculte le racisme avec un humour impitoyable. Un livre vif, décalé profond et salvateur.  Une démarche atypique, hilarante et finalement indispensable. 

La force des béliers

Dans Ma grand-mère était un homme, Mahamat-Saleh Haroun, cinéaste et écrivain, retrace magnifiquement le combat inébranlable d'une femme tchadienne pour demeurer libre. Un livre qui allie fiction et documentaire avec une originalité efficace.