Pascal Engel

L’empire du faux

Les scientifiques aussi sont atteints, comme le montre Malscience, un livre rigoureux et tonique de Nicolas Chevassus-au-Louis, par les fake news.

Descartes utile et certain

Ce volume réunit les écrits du jeune Descartes jusqu’à 1629 et regroupe des travaux menés par les meilleurs spécialistes. Il offre un accès exceptionnel à une partie encore méconnue du corpus cartésien.

Vie intellectuelle ou vie de l’esprit ?

Ces deux impressionnants volumes collectifs, dirigés par Christophe Charle et Laurent Jeanpierre, se distinguent des entreprises antérieures par leur souci d’explorer tous les secteurs de la vie culturelle française et par leur méthode.

Le blob pragmatiste

Le succès du pragmatisme tient au fait qu’il ne s’agit pas seulement d’une philosophie, mais d’une méthode et d’un style de pensée, qui s’est appliqué aux sciences sociales, à la politique, à l’éducation et à la vie artistique.

Raison, religion

L'impossible dialogue du sociologue des sciences Yves Gingras fait l’histoire des relations conflictuelles entre sciences et religion, et montre comment a émergé la thèse de la compatibilité entre elles.

La curiosité, l’ennui

Pierre Pachet a beaucoup écrit sur les passions, les sentiments et les humeurs (amour, peur, oubli, colère, mélancolie) mais surtout sur ses deux favoris : la curiosité et l’ennui.

Le grand intervenant

Comme le dit Régis Debray dans l’un des nombreux hommages à Edgar Morin qui composent ce Cahier de l'Herne, seuls les sectaires peuvent lui reprocher d’aimer être aimé. Pourtant, n’aurait-il pas gagné à être un peu plus sectaire ?

Le fantôme de la liberté

Presque toutes les versions du « socialisme libéral » remontent, sans toujours le savoir, à Stuart Mill, qui est le fantôme revenant hanter sans cesse les discussions contemporaines. Raison de plus pour faire de lui notre auteur de chevet.

Précarité et robustesse du bien

Dans La fragilité du bien, Martha Nussbaum montre, aussi bien à partir des poètes tragiques que des philosophes, que la vulnérabilité fait partie intégrante de la vie éthique chez les Grecs, et soutient que nous ferions bien de nous inspirer d’eux.