Ulysse Baratin

Un sentiment d’urgence

Deuxième roman de Kinga Wyrzykowska, Princesse, entre France et Pologne, offre une plongée dans le renouveau religieux en cours, fait rire, mêle les registres et surprend. Tout s'y bouscule et s'y chevauche.

Le passeur philhellène

Les articles de Jacques Lacarrière réunis dans D'une Grèce l'autre révèlent un incomparable passeur. Son enthousiasme amoureux donne le désir vif de se plonger dans la culture grecque.

Roman à clés, ou roman Sciences Po ?

Avec Les derniers jours du Parti socialiste, Aurélien Bellanger signe un roman ambitieux qui a tout d'un ratage, mais pour des raisons qui ne sont pas sans intérêt. Un livre « de gauche » entièrement bâti sur des personnages « de droite » et sur leurs discours.

Voyage, voyage

Y a-t-il de bons et de mauvais voyages ? De vrais voyageurs et de simples touristes ? De façon très éclairante, une enquête philosophique de Juliette Morice met en jeu ces oppositions.

Violence dorée

Fêtes, quads, transats, climatisation... ce sont les vacances de jeunes Occidentaux sur les plages de Mykonos, en Grèce. L'écrivaine québécoise Olga Duhamel-Noyer dépeint avec éclat leurs relations avec une population forcée de leur complaire.

Le roman gentrifié

Solidement architecturé, le troisième roman de Kevin Lambert, Que notre joie demeure, substitue à la verve des deux précédents une fermeté narrative toute neuve. Il dresse le portrait d'une cheffe d'entreprise impitoyable qui est aussi une artiste tourmentée.

Carnaval grec

Dans Le Phénix, l'écrivain grec Christos Chomenidis porte un regard tendre et ironique sur un épisode célébrissime de l'histoire de son pays. Il nous offre un roman de la désillusion qui a un goût d'amertume postmoderne.

Regarder voir

Le critique et professeur Laurent Jenny revient à l'éternelle question du rapport aux images, aux effets de l'observation dans La folie du regard.

Cuisines et culs-de-sac

Après les avoir mangés enfant, la narratrice d’En salle est désormais chargée de préparer les nuggets, les hamburgers et les frites siglés d’un gros « M » jaune sur fond rouge. Le premier roman de Claire Baglin épate par son écriture, sans gras, toute d’élimination et de nerfs.