Sébastien Omont

Impressions de la jungle

Avec Chimères tropicales, Corinne Morel Darleux place dans la forêt vierge des événements et des personnages qui n'ont rien à voir. Par la magie de la fiction, ils se combinent en un roman enthousiasmant, émouvant et créatif.

Malgré les disparitions

Quelques années après sa découverte, la vache de mer, victime de la chasse, s'éteignit. Les enthousiasmants romans d'Adèle Rosenfeld et d'Iida Turpeinen en font l'incarnation du vertige des extinctions autant que de la vibration du vivant.

La rentrée littéraire d’hiver 2026 : une rentrée sauvage

La rentrée littéraire d'hiver semble prendre le contre-pied de celle de septembre. En voici un tour d'horizon qui traverse des livres d'une grande diversité. On y perçoit une vraie audace et une inventivité irriguant des textes forts qui nous confrontent aux duretés de la société qu'on essaie de nous imposer.

Une guerre trop réelle pour la fiction ?

Le roman d'Yves et Ada Rémy comme celui de Paul Kawczak nous racontent la Seconde Guerre mondiale à hauteur d'enfance. Ils nous questionnent sur les modalités du récit, les liens qui l'obligent au réel, inventant des formes hybrides dérangeantes et stimulantes.

En Finlande, c’est-à-dire ailleurs

Si la littérature finlandaise est souvent perçue comme périphérique, il suffit de lire ensemble les livres de Rosa Liksom, Leena Krohn et Katariina Vuori pour se convaincre du contraire et découvrir qu'elle propose un décentrement essentiel et intense, loin des certitudes et des identités gelées.

Utopiales 2025 : diversités en résistance

Le succès du festival de science-fiction des Utopiales à Nantes ne se dément pas. Entre forêts et villes, mécanique quantique et édition, comics et climat, le thème « Singularités » a donné lieu à l'expression d'une diversité joyeuse mais inquiète.

S’élever pour survivre ?

Sur une Terre polluée, trois premiers romans post-apocalyptiques envoient leurs héroïnes en hauteur réfléchir à la manière de réhabiter les sols. Audrey Pleynet, Kritika H. Rao et Lucie Heder nous offrent en même temps des histoires palpitantes.

Ombres du Nord

Dans La colonie de la Suédoise Annika Norlin ainsi que dans Ombre et fraîcheur du Finlandais Quynh Tran, la forêt apparaît comme un refuge. Ces deux premiers romans montrent comment vivre dans l'ombre, même s'il est bien difficile de s'extraire de la société dominante.

Libertés à la préhistoire

La préhistoire favorise l'imagination romanesque quant aux manières de faire société. Ma forêt d'Antoinette Rychner et Celle-qui-sait-les-herbes de Marc Graciano en sont deux preuves éclatantes.