Hugo Pradelle

Le roman du 24 avril

Au jour dit, de Jacques-Henri Michot, est à la fois un catalogue et une compilation fascinante d’archives, mais c'est surtout un livre fort sur la composition du récit, le rapport de la littérature au réel, et une méditation sur la mémoire elle-même, qui se lit comme un roman sans fin.

Déambulations poétiques

Plus que pour tout autre champ littéraire, les revues sont vitales pour la poésie, elles constituent des lieux d'expérimentations et de rencontres. Hugo Pradelle nous propose une promenade à travers quelques-unes d'entre elles.

Un magnifique canard boiteux

Nous lisons La troisième main d'Arthur Dreyfus dans une forme de stupeur paralysante, emportés par une langue, un rythme, une sorte de furie fictionnelle qui, quels que soient ses défauts, nous immerge dans un univers étrange et décalé.

La vie spéculative

Sous les dehors d’un « questionnaire existentiel » d’une grande drôlerie, Charly Delwart parvient dans Que ferais-je à ma place ?, comme dans Databiographie paru en 2019, à interroger nos existences, la manière dont on les conçoit et ce que parler de soi veut dire aujourd’hui.

La parole fantomatique

Le vieil incendie d’Élisa Shua Dusapin permet de penser l'indétermination, la dissolution de l'identité, ou pour le moins son trouble, avec une douceur angoissée qui habitera longtemps le lecteur ou la lectrice.

Un journal paradoxal

Le troisième volume d’Au dos de nos images, journal de Luc Dardenne qui court de 2014 à 2022, est un texte très stimulant à partir duquel on peut réfléchir le cinéma, sa fabrique, mais aussi la place de l’image dans nos vies…

Un écrivain moral

J. M. G Le Clézio parle très souvent de ceux qu’on ne veut pas voir, qui sont au bord du monde, le traversent. Ces « indésirables » qui survivent aux franges de nos sociétés sont les héros des huit nouvelles rassemblées dans Avers.

Quand le cinéma ne fait plus rêver

Avatar. La voie de l’eau impressionne par les prouesses techniques et offre une expérience saisissante au spectateur. Le deuxième volet de la saga de James Cameron pousse à s’interroger sur le cinéma lui-même et la manière dont on élabore un récit.