Dans Langue paternelle, Alejandro Zambra découvre, avec une grande joie, la paternité. Une émotion qui le pousse à imaginer et expérimenter les formes d’une littérature qu’il veut « enfantine ». Un très beau livre, drôle et grave à la fois, sur la transmission.
Florence Olivier
Tourbillon carnavalesque
L’arbre vient, de l'auteur espagnol Munir Hachemi, brouille à plaisir nos distinctions entre nature et culture, artefacts et êtres naturels, science et religion, réalité et fiction. Abandonnons-nous sans crainte au joyeux tourbillon d'une fiction spéculative et érudite de haute volée !
Pour l’amour du roman
Les quatre conférences de Juan Gabriel Vásquez réunies dans La traduction du monde constituent une défense et illustration du roman d'imagination. Le plaidoyer de l'auteur colombien allie l’éclat de l’intelligence à celui de la passion.
Dans les ruines de l’archéologie coloniale
Lætitia Bianchi relate l'histoire de la découverte du site archéologique maya de Bonampak. Elle bat en brèche les récits néocoloniaux avec un art consommé du persiflage et un véritable regard d'artiste.
Tenace mémoire des astres
Mémoire céleste, de la romancière chilienne Nona Fernández, médite sur la mémoire des disparus de la dictature chilienne. Un livre étonnant d’harmonie, qui allie le politique au poétique, l’intime au collectif, l’histoire familiale à l’histoire nationale.
À dos d’âme
Dans La Realidad, Neige Sinno mêle avec bonheur l'essai au récit autobiographique. En racontant un double voyage, elle nous offre une réflexion forte sur le rapport entre rêve, fantasme, mythe, littérature et réalité.
Le feu et la transe
La danse et l’incendie de l'écrivain mexicain Daniel Saldaña París est une véritable fable cathartique. Dans ce roman qui se situe dans la lignée de Roberto Bolaño et de Malcolm Lowry, il fait se rejouer les rapports entre l'art et le mal.
Un Inferno andin
Tu as amené avec toi le vent, de l’Équatorienne Natalia García Freire, est un envoûtant roman poétique et gothique. Il réussit à nous égarer entre réalité et hallucination à la suite de ses personnages, qui nous entraînent dans leur confusion et leur sarabande apocalyptique.
À maux contemporains, remèdes classiques
La modération est une vertu. C'est ce que nous rappelle Irene Vallejo au fil de brèves chroniques dans lesquelles elle parvient brillamment à convertir l’érudition en instrument critique de nos travers contemporains.
Infernale sororité
Dystopie féministe et post-apocalyptique, Les indignes de l'écrivaine argentine Agustina Bazterrica est un livre qui bouscule. Parodique, ultra-référencé et subversif, il se joue du langage religieux et invite, au-delà du récit horrifique, à une étonnante utopie.
Mémoire du ladino
Avec Les ombres cousues, la poète mexicaine d'origine bulgare Myriam Moscona s'est faite romancière pour faire vivre la langue de son enfance, le ladino. Éloge d'une langue aux croisements des cultures, pleine de douceur, de malice et de sagesse.
Comme par magie
Avec Le dernier jour de la vie antérieure, l'auteur espagnol Andrés Barba parvient à rafraîchir le genre fantastique. Ce roman très lucide nous rend à un bonheur d'enfance à la fois grave et léger.
