Marc Lebiez

L’art de raconter

Mayotte Bollack raconte dans Démons et dragons chacune des tragédies conservées d’Euripide, et reprend ainsi à son compte la démarche qui fut celle des mythographes de l’Antiquité.

Philosophie première

L’élaboration de ce monument sur les présocratiques a sans doute exigé des années de travail à André Laks et Glenn W. Most, mais une chose est certaine : il est là pour des décennies.

Le péché d’intelligence

Ariel Suhamy raconte l'entrelacs de conflits politiques et religieux qui défait l'empire de Charlemagne, en prenant pour fil conducteur le moine Godescalc.

Le complexe du chameau

L’historien Peter Brown, éminent spécialiste du siècle d’Augustin, montre comment s’est produite la coupure intellectuelle qui oppose la richesse et la morale dans le Moyen Âge chrétien, coupure inconnue de la morale antique.

Sexe et politique

Philosophe atypique, intensément lu par la génération de 68, Daniel Guérin donne, dans son Autobiographie de jeunesse, des clefs pour mieux appréhender sa pensée anti-autoritaire et pour comprendre ses choix sexuels qu’il relie à son engagement politique.

Le foisonnement initial du christianisme

En étudiant les correspondances des premiers évêques, Marie-Françoise Baslez montre que le dogme chrétien a beaucoup évolué dans les premiers siècles et que l’Église ne s’est pas construite d’emblée sur le mode monarchique qu’elle a adopté après avoir conquis Rome.

L’homme de deux mythes

Germanicus, empereur qui refuse le pouvoir, demeure une figure difficile à saisir. Le livre de Yann Rivière s’emploie à comprendre son histoire, son élévation au rang de mythe et les conséquences de l’idéalisation du politique.

Aux origines du christianisme

Avec ce volume des Premiers écrits chrétiens, la Pléiade incite à porter sur ces textes, apocryphes et sacrés, écrits dans les deux premiers siècles de notre ère, le regard de l’historien des idées religieuses.

Un philosophe approximatif

S’il parvient à surmonter son irritation première, le lecteur des Enfants d’Héraclite : Une brève histoire politique de la philosophie des Européens, de Gérard Mairet, en vient à s’interroger : un texte philosophique à ce point truffé d’inexactitudes peut-il néanmoins présenter un intérêt ?

Le double jeu de M. H.

En 1933, un philosophe allemand tenu pour l’un des plus importants de sa génération est nommé recteur de son université et sert ainsi le pouvoir nazi. Un an après, il abandonne ce poste et ne prend plus aucune position politique. Après 1945, il refuse obstinément d’avoir le moindre mot de condamnation pour le nazisme. Sur la base de ces faits connus d’emblée et que personne n’a contestés, plusieurs positions ont été défendues.